Sarah Knafo (Reconquête) se présente comme le "vote utile" pour l'union de la droite à Paris
Knafo veut unir la droite pour la mairie de Paris face à la gauche

Sarah Knafo se proclame le "vote utile" pour l'union de la droite parisienne

L'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, candidate pour le parti Reconquête à la mairie de Paris, a affirmé ce lundi qu'elle incarnait "le vote utile" à droite. Elle assure être la "seule candidate" capable de réaliser "l'union des droites" pour battre la gauche lors des élections municipales de 2026.

Une stratégie électorale basée sur le rassemblement

"Le vote utile, aujourd'hui, dans cette campagne, c'est de voter pour moi, parce que vous êtes sûr d'avoir, au second tour, quelqu'un qui tendra la main aux autres mouvances de droite et qui gagnera avec les voix de toute la droite", a déclaré Sarah Knafo sur les ondes de Sud Radio. Elle insiste sur sa volonté de fédérer les différentes sensibilités de droite pour créer une alternative crédible face à la gauche.

Les chiffres des sondages : une progression mais un retard important

Selon un récent sondage Ifop pour L'Opinion et Sud Radio publié dimanche, Sarah Knafo est créditée de 11% des voix au premier tour, ce qui la place en mesure de se qualifier pour le second tour. Ce score marque une hausse par rapport à fin janvier, mais l'eurodéputée reste loin derrière Rachida Dati, la ministre de la Culture et candidate Les Républicains, qui progresse également de deux points pour atteindre 30% des intentions de vote.

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Rachida Dati est donnée vainqueure dans quatre configurations sur cinq au second tour face au candidat de la gauche hors LFI, Emmanuel Grégoire. Malgré cet écart, Sarah Knafo maintient son optimisme : "La droite peut gagner à Paris. On va dire aux gens qui nous écoutent qu'on leur a menti pendant des années en leur faisant croire que Paris était une ville de gauche, perdue pour toujours".

Les réactions des autres candidats et le nouveau mode de scrutin

Face aux déclarations de Sarah Knafo, Rachida Dati n'a pas clairement écarté une alliance avec la candidate de Reconquête, mais elle a toujours expliqué que ce parti ne correspondait pas à ses valeurs. Sarah Knafo a de son côté rappelé qu'avec le changement du mode de scrutin, il n'est plus nécessaire d'obtenir "50% des voix plus une voix" au second tour, mais plutôt environ 33%.

Elle a lancé un appel à Rachida Dati : "Si Rachida Dati a envie de gagner autant que j'ai envie de gagner, alors elle me proposera une alliance". Cependant, elle met en garde : "ceux qui refuseront ma main tendue porteront une responsabilité".

Les tensions avec les autres candidats

Interrogée sur la candidature de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, Sarah Knafo a réagi avec virulence : "Il me fout le cafard". Elle a ajouté : "J'ai le sentiment qu'il est là exclusivement pour faire perdre les autres", l'accusant d'être une "gêne pour l'alternance".

Depuis le début de la campagne, la candidate zemmouriste a enregistré plusieurs soutiens issus des Républicains, dont le dernier en date est la conseillère de Paris du XIXe arrondissement, Marie Toubiana. Ces ralliements illustrent sa stratégie de séduction au sein de la droite traditionnelle.

Les prochains mois s'annoncent donc cruciaux pour Sarah Knafo, qui devra concrétiser ses ambitions d'union tout en faisant face à des adversaires bien implantés et à un électorat parisien historiquement marqué à gauche.

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