Municipales en Gironde : 45 communes en jeu au second tour, enjeux politiques majeurs
Gironde : 45 communes au second tour des municipales

Municipales en Gironde : 45 communes en suspens pour le second tour

Le premier tour des élections municipales en Gironde a permis d'élire les maires de 489 communes sur les 534 que compte le département. 45 villes doivent donc se rendre aux urnes ce dimanche 22 mars pour un second tour décisif. Avec 1 217 798 électeurs inscrits et une participation de 58,68% (714 584 votants), ces municipales révèlent des enjeux politiques particulièrement intenses dans plusieurs bastions girondins.

Gouvernance métropolitaine en balance

Dans le périmètre de Bordeaux Métropole, 16 communes ont déjà choisi leur maire, dont Mérignac, troisième ville de Nouvelle-Aquitaine. Les 12 autres, dont Bordeaux elle-même, attendent le verdict du second tour. L'équilibre politique de la Métropole, actuellement dirigée par une majorité Parti socialiste-Les Écologistes avec le Parti communiste, pourrait basculer si Bordeaux revenait au centre droit.

Plusieurs scrutins locaux pèseront lourd dans cette balance :

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  • Pessac où le maire divers droite (41,02%) devance le député PS Sébastien Saint-Pasteur (29,82%) et l'ex-ministre macroniste Bérangère Couillard (11,47%). Le soutien du candidat RN au sortant ajoute une dimension polémique à cette bataille pour 70 000 habitants.
  • Bègles où le maire écologiste sortant Clément Rossignol Puech (37,87%) est serré de près par le divers droite Christian Bagate (33,65%). Une alliance avec le député LFI Loïc Prud'homme tente de préserver cet ancien bastion communiste devenu place forte écologiste.

Déjà, au soir du premier tour, la droite a gagné quatre sièges supplémentaires au conseil de la Métropole sur les 40 déjà attribués (sur 104 au total).

Bordeaux : bataille symbolique entre écologie et centre droit

La tension est maximale à Bordeaux où s'affrontent le maire écologiste sortant Pierre Hurmic (27,68%) et le député Renaissance Thomas Cazenave (25,58%). Le retrait de l'économiste libéral Philippe Dessertine (20,20%) simplifie le paysage, même si Hurmic dénonce des conditions troubles de pression. L'enjeu est historique : soit Hurmic confirme que sa victoire de 2020 n'était pas une parenthèse, soit Cazenave offre au camp Macron l'une des plus grandes villes de France.

Le Rassemblement national en quête de nouvelles conquêtes

Le premier tour a confirmé la progression du Rassemblement national en Gironde, avec deux mairies déjà remportées en Haute Gironde : Laruscade (Marjorie Portes, 52,52%) et Saint-Savin (Frédérique Joint, 51,37%). Pour le second tour, le parti vise deux nouvelles prises :

  1. Saint-André-de-Cubzac, ville socialiste depuis 1977, où le RN Pierre Le Camus (33,59%) devance légèrement Mickaël Courseaux (33,30%), ex-premier adjoint de la maire sortante.
  2. Pauillac dans le Médoc, où Anne Charry (42,20%) du RN devance le divers droite Philippe Barraud (29,56%), poussant le maire centriste sortant à retirer sa liste pour faire barrage à l'extrême droite.

La Teste-de-Buch : un maire LR en difficulté

Patrick Davet, maire LR sortant de La Teste-de-Buch (28 000 habitants), est en position délicate avec seulement 28,96% des voix. Face à lui, le divers droite Thierry Gouaichault (34,2%) a fusionné avec la liste de Marc Muret (19,6%), ancien soutien d'Éric Zemmour. Ensemble, ils totalisent plus de 50% des voix, mettant sérieusement en danger le sortant qui pourrait être victime d'un vote sanction.

Ces 45 second tours girondins concentrent ainsi les tensions politiques nationales, entre reconquête du centre droit, confirmation de l'écologie municipale et progression du Rassemblement national dans des territoires traditionnellement hostiles à l'extrême droite.

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