France Jamet candidate du Rassemblement national pour les municipales 2026 à Montpellier
La campagne des élections municipales de 2026 à Montpellier s'annonce particulièrement tendue avec l'investiture officielle de France Jamet par le Rassemblement national. L'eurodéputée de 64 ans, déjà candidate en 2014 où elle avait atteint le second tour avec 13,80% des voix au premier tour, ambitionne cette fois de s'imposer durablement dans le paysage politique local de la capitale héraultaise.
Une campagne axée sur la sécurité et la mobilité
France Jamet structure sa campagne autour de deux thèmes principaux : la sécurité et la mobilité. Elle dénonce parallèlement ce qu'elle qualifie de "dictature écologiste" de la majorité municipale sortante. Son objectif est clair : franchir à nouveau le cap du second tour et améliorer ses scores de 2014 où elle n'avait finalement obtenu que 9,18% des voix au deuxième tour.
Une liste diversifiée de soixante colistiers
La candidate RN présente une liste composée de soixante personnes aux profils variés :
- Alex Frederiksen, assistant parlementaire de 37 ans
- Flavia Mangano, attachée territoriale de 36 ans
- Jean-François Pernet, ancien cadre financier de 68 ans
- Marina Goichon, femme au foyer de 59 ans
- Jean Durand, responsable technique et immobilier de 23 ans
- Pascale Suc, gérante d'entreprise de 62 ans
- Alexandre Duflot, chef d'entreprise de 28 ans
- Claire-Marie Saintot, retraitée de la Police nationale de 58 ans
La liste comprend également de nombreux autres profils professionnels et générationnels, allant d'étudiants comme Joanna Leon (23 ans) et Claude Pape (19 ans) à des retraités comme Robert Neuville (72 ans) et Jacqueline Millet (74 ans), en passant par des professionnels de santé, des commerçants, des techniciens et des cadres.
Une concurrence interne qui fragilise la campagne
Le parcours de France Jamet est cependant semé d'embûches. La campagne est perturbée par la présence d'un candidat dissident issu du même camp politique, Thierry Tsagalos, suppléant du député UDR Charles Alloncle. Ce dernier s'était déclaré candidat avant même l'investiture officielle du Rassemblement national, créant ainsi une concurrence interne qui fragilise la dynamique frontiste.
Cette division au sein de la droite nationale pourrait disperser un électorat déjà minoritaire à Montpellier, ville traditionnellement ancrée à gauche. La candidate devra donc non seulement convaincre les électeurs montpelliérains de ses propositions, mais aussi faire face à cette rivalité interne qui complique sa stratégie électorale.
Un enjeu crucial pour l'implantation du RN dans l'Hérault
Ces élections municipales représentent un enjeu stratégique majeur pour le Rassemblement national qui cherche à s'implanter durablement dans le département de l'Hérault. Le score de France Jamet sera scruté à la loupe comme indicateur de la capacité du parti à percer dans les grandes villes du sud de la France, au-delà de son électorat traditionnel.
La diversité des profils sur sa liste témoigne d'une volonté de toucher un large spectre de la population montpelliéraine, des jeunes actifs aux seniors, en passant par les professions intermédiaires et les retraités. Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits face aux divisions internes et à l'opposition des autres forces politiques présentes dans la ville.



