Un scrutin marqué par la soif de renouveau
Ce dimanche 22 mars, le deuxième tour des élections municipales en Dordogne a confirmé une tendance forte : les Périgordins ont exprimé une volonté de changement. Plusieurs mairies ont changé de camp, avec un léger avantage pour la droite et le centre. Les villes de Périgueux, Bergerac, Sarlat et Montpon-Ménestérol figurent parmi les communes où l'alternance s'est produite.
Les résultats clés du scrutin
Sur les 18 communes encore en ballottage avant ce second tour, on comptait huit duels, huit triangulaires et deux quadrangulaires. Huit maires sortants étaient en lice, mais seulement trois ont été reconduits : Jean-Jacques Lavallade à Bussière-Badil, Nicolas Platon à Ribérac et Marc Grandy à Saint-Martin-de-Gurson. Cette faible réélection des sortants semble indiquer une certaine défiance envers les équipes en place.
Les grandes villes basculent
Parmi les changements les plus significatifs, on note la défaite du maire socialiste de Périgueux, Émeric Lavitola, au profit de Michel Cadet. Germinal Peiro, président socialiste du Département, analyse : "C'est une ville très souvent à droite. En 2020, Delphine Labails avait été élue, mais avec 40 % et grâce à une triangulaire. Ce soir, les électeurs d'Antoine Audi se sont reportés sur Michel Cadet."
À Bergerac, c'est une gauche rassemblée qui a permis l'élection de Fabien Ruet dans une quadrangulaire. Julien Chouet, secrétaire fédéral du Parti communiste de la Dordogne et colistier du nouveau maire, commente : "Quand on part en campagne tôt et rassemblés, on y arrive. Mais il ne faut pas s'y tromper : l'arrière-plan du paysage reste à droite."
Une droite et un centre renforcés
Les élections de Pierre Marceteau à Montpon-Ménestérol, Basile Fanier à Sarlat, Marie-Laure Faure à Marsac-sur-l'Isle, Philippe Perrier à Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac et Michel Cadet à Périgueux semblent confirmer cette observation. Clément Tonon, référent départemental du parti Horizons et directeur de campagne d'Édouard Philippe, se réjouit : "Si on additionne la perte de Trélissac pour la gauche, Thierry Cipierre qui confirme à Coulounieix-Chamiers, Michel Cadet à Périgueux, ça valide le discours que nous portons en faveur du rassemblement de la droite et du centre. On a fait un gros coup."
Une participation stable
La participation est restée sensiblement la même d'un tour à l'autre, indiquant une mobilisation constante des électeurs tout au long du processus électoral. Ce scrutin municipal en Dordogne aura donc été marqué par un réel mouvement de renouvellement des équipes municipales, avec des transferts de voix significatifs et des alliances déterminantes pour l'issue du vote.



