Dordogne : plusieurs figures politiques historiques éliminées dès le premier tour des municipales
Dordogne : figures politiques historiques éliminées au 1er tour

Un séisme politique en Dordogne

Le premier tour des élections municipales en Dordogne, dimanche 15 mars, a provoqué un véritable séisme politique avec l'élimination sèche de plusieurs figures historiques de la vie politique périgordine. Ces résultats inattendus témoignent d'une soif de renouvellement du personnel politique local, même si des enjeux politiques spécifiques ont également joué un rôle déterminant dans ces surprises électorales.

Des sorties par la petite porte à gauche

À Trélissac, Francis Colbac, l'un des plus anciens maires de Dordogne en poste depuis 1983, a été battu dès le premier tour. Ce communiste historique, qui avait été plébiscité six ans plus tôt avec 65,44% des voix, n'a obtenu que 46,94% cette année. Sa défaite met un point final à une longue carrière politique qui incluait des mandats de conseiller général et de responsable de la Fédération communiste de Dordogne.

À Ménesplet, Jean-Paul Lotterie, ancien maire de Montpon-Ménestérol de 2008 à 2020, a également essuyé une défaite totale. Sa candidature en cinquième position dans cette commune devait lui permettre de conserver la présidence de la Communauté de communes Isle Double Landais, mais cet échec l'en prive désormais.

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En Bergeracois, deux maires sortants ont été remerciés par les électeurs. Didier Capuron, maire de Cours-de-Pile depuis 2001, s'est incliné avec 43,8% des voix, alors qu'il avait raflé tous les suffrages en 2020. À Saint-Laurent-des-Vignes, Jean-Claude Portolan n'arrive qu'en troisième position avec 25,05%.

La droite n'est pas épargnée

À Saint-Astier, la foudre a frappé avec la défaite d'Élisabeth Marty, maire depuis 2014 et figure de la droite périgordine. Elle a été battue par Jacques Audouin, un novice en politique qui a obtenu 53,18% des voix. Cette « première femme élue dans une ville de 5 000 habitants » a attribué sa défaite à une mauvaise campagne et à son programme, mais aussi à ses tentatives controversées pour arrimer sa commune à l'Agglomération du Grand Périgueux.

À Val-de-Louyre-et-Caudeau, Philippe Ducène a perdu son mandat de maire par seulement deux voix, au profit de son opposant Clément Bijou. Cette défaite lui coûte également son siège de conseiller communautaire au Grand Périgueux, où il présidait le Groupe des élus libres et indépendants des partis politiques.

Dans le Terrassonnais Haut Périgord noir, Dominique Bousquet, maire de Thenon de 1983 à 2020, ne pourra pas conserver la présidence de la Communauté de communes. Malgré ses calculs jusqu'au dernier moment, il n'a pas obtenu le score nécessaire pour un siège de conseiller communautaire.

Le cas particulier de Sarlat

À Sarlat, bien que Jean-Jacques de Peretti ne se représentait pas, son héritière désignée Fabienne Lagoubie n'a obtenu que 18,53% des voix, loin derrière Basile Fanier (47,62%). L'ancien ministre de Jacques Chirac, maire de Sarlat depuis 1989, porte une part de responsabilité dans ce score décevant pour sa première adjointe.

Ces résultats du premier tour dessinent une nouvelle carte politique en Dordogne, où plusieurs élus historiques devront désormais céder leur place à de nouveaux visages lors du second tour prévu dimanche 22 mars.

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