Philippe Dessertine, inflexible face aux alliances, maintient son cap après le premier tour à Bordeaux
Dessertine, inflexible, maintient son cap après le premier tour

Philippe Dessertine, l'inflexible, se maintient au second tour à Bordeaux

Auréolé de 20,20 % des voix, Philippe Dessertine a créé la surprise en se qualifiant pour le second tour des élections municipales de Bordeaux. Ce nouveau venu en politique, un économiste de 62 ans, a su capitaliser sur une dynamique ascendante depuis le début de sa campagne, bien qu'il soit devancé par Thomas Cazenave (25,58 %) et le maire sortant Pierre Hurmic (27,67 %).

Un refus catégorique de toute alliance

Dès dimanche soir, Philippe Dessertine a martelé son message sur les plateaux télé : « Aucune alliance envisageable ». Il insiste sur le fait qu'il est le seul candidat à avoir gagné des points depuis les sondages, notamment depuis le fameux 10 % de novembre. « On est partis dans une logique complètement différente des partis traditionnels », explique-t-il, rejetant les négociations d'appareil et les échanges de postes qu'il juge responsables du désamour des Français envers la politique.

Une campagne citoyenne qui secoue le paysage politique

En sept mois seulement, l'ancien chroniqueur de l'émission C dans l'air a bouleversé le panorama politique bordelais. Classé divers centre par la préfecture, il mise sur une ligne « citoyenne » et repousse les appels à l'union de Thomas Cazenave et Julie Rechagneux (RN). « Ce résultat est inouï : on est partis de zéro », se réjouit-il, soulignant que sa liste a bénéficié d'un écho croissant au fil de la campagne.

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Les défis à relever pour le second tour

Philippe Dessertine reconnaît qu'il doit convaincre au-delà de son électorat initial, souvent perçu comme âgé et issu de quartiers bourgeois. « De nombreux jeunes sont avec nous », affirme-t-il, ciblant la jeunesse désenchantée par la politique. Il aborde des thèmes comme la sécurité, l'emploi, les nouvelles technologies, et des sujets structurels comme la gestion de l'eau ou les finances publiques.

Face aux offres de rapprochement, notamment de Julie Rechagneux qui dit se retrouver dans son programme sur la sécurité et les finances, il reste intraitable : « C'est hors sol ». Il estime que sa liste est la seule à pouvoir proposer une alternance crédible à la mairie actuelle, critiquant le plafond de verre de Thomas Cazenave et les dépendances de Pierre Hurmic.

Perspectives pour la Métropole et au-delà

Malgré les défis, Philippe Dessertine croit en son destin de maire et envisage même la présidence de la Métropole. « Je suis prêt », déclare-t-il, prévoyant déjà un discours axé sur la cogestion pour faire face aux enjeux économiques, comme la hausse des prix de l'énergie et l'explosion de la dette. Il reconnaît toutefois la fragilité de sa liste citoyenne, qui manque de notoriété dans certains quartiers, mais voit dans cette élection « la beauté de l'élection », où chaque électeur compte.

En conclusion, Philippe Dessertine incarne une volonté de rupture avec les pratiques politiques traditionnelles, portée par un optimisme forcené et un refus de compromis. Le second tour s'annonce comme une triangulaire ouverte, où sa dynamique pourrait encore surprendre.

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