Débat municipal à Alès : 30 ans de règne LR contestés par les candidats
Débat municipal à Alès : 30 ans de règne LR contesté

Débat municipal à Alès : 30 ans de règne LR au cœur des échanges

Le débat des élections municipales de 2026 s'est tenu ce mercredi soir au Pôle mécanique d'Alès, rassemblant cinq des six candidats en lice. Seul le représentant du Rassemblement National, Anthony Bordarier, était absent pour des raisons professionnelles, laissant la place à un échange animé sur l'avenir de la ville.

Un héritage politique de trois décennies remis en question

La soirée a débuté par une critique frontale de la longévité politique du duo Les Républicains Max Roustan et Christophe Rivenq, qui dirige la ville depuis trente ans. Christophe Rivenq, maire sortant qui se représente, était présent pour défendre son bilan, tandis que Max Roustan assistait au débat depuis le premier rang.

Le candidat de Lutte ouvrière, Jérôme Garcia, a ouvert les hostilités en déclarant : "Il est temps de changer. Il faut défendre les droits fondamentaux de tous les travailleurs". Une position immédiatement soutenue par Basile Imbert, candidat socialiste, qui a acquiescé aux propos de son homologue.

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Les réactions contrastées des candidats

Marc Infantes, l'un des prétendants à la mairie, a résumé l'état d'esprit d'une partie de l'opposition avec une formule choc : "30 ans de règne, c'est long". Une déclaration qui a trouvé un écho particulier dans l'assemblée, même si certains candidats ont adopté des positions plus nuancées.

Paul Planque, candidat communiste, a ainsi tempéré : "Je répondrai oui mais je compte sur les Alésiens pour donner la réponse la plus appropriée possible". Pour lui, "la communauté pourrait faire beaucoup mieux", suggérant que la gestion municipale actuelle laisse place à des améliorations significatives.

Le maire sortant défend son bilan

Face à ces critiques, Christophe Rivenq a fermement défendu son action à la tête de la ville. Le maire sortant a assuré que "les Alésiens veulent qu'il poursuive, car le bilan est exceptionnel !". Une déclaration qui a marqué le ton courtois mais ferme de l'ensemble des échanges.

Malgré les divergences politiques évidentes, tous les candidats présents ont fait preuve d'une volonté commune : mener une compétition sérieuse et argumentée pour les semaines de campagne à venir. Le Pôle mécanique d'Alès a ainsi servi de cadre à un débat structuré où chaque prétendant a pu exposer sa vision pour l'avenir de la commune.

Cet événement marque le début officiel de la campagne municipale à Alès, avec des lignes de fracture claires entre les partisans du maintien et ceux qui prônent un changement de direction après trois décennies de gestion par la même équipe politique.

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