Mont-de-Marsan : Le maire sortant Charles Dayot attribue sa défaite à Geneviève Darrieussecq
Dayot attribue sa défaite à Darrieussecq après les municipales

Mont-de-Marsan : Le maire sortant Charles Dayot attribue sa défaite à Geneviève Darrieussecq

Dans la salle du Conseil de la mairie de Mont-de-Marsan, Charles Dayot a dû reconnaître le verdict des urnes ce 22 mars 2026. Le maire sortant a perdu son écharpe tricolore et son fauteuil de premier magistrat, creusant un écart significatif avec son adversaire socialiste Frédéric Dutin par rapport au premier tour. Avec 32,36% des voix, Dayot termine en deuxième position, derrière Dutin qui a réuni 37,96% à la tête d'une liste d'union de la gauche.

Des félicitations protocolaires suivies d'accusations cinglantes

Devant une assistance fournie, Charles Dayot a d'abord adressé ses félicitations protocolaires au vainqueur de la soirée, lui souhaitant de réussir dans sa nouvelle fonction. Cependant, c'est dans le huis clos de son bureau que le maire sortant a réservé ses principaux commentaires, particulièrement acerbes, à l'encontre de Geneviève Darrieussecq. L'ancienne ministre, arrivée troisième du scrutin avec 19,80% des voix, est devenue la cible privilégiée des reproches de Dayot.

« Acharnement personnel » et responsabilité du basculement à gauche

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Pour Charles Dayot, la situation est claire : sans l'intervention de Darrieussecq, le résultat aurait pu être différent. Il souligne que l'addition des voix des deux candidats de droite dépasse largement le score de Frédéric Dutin. Selon lui, si la ville a basculé aux mains de « l'alliance Dutin avec la gauche écologiste communiste, qui indirectement a profité des voix de la France Insoumise », c'est uniquement en raison de « l'acharnement personnel » d'une ministre « revancharde ».

« Malgré une équipe exceptionnelle et un bilan qui a été apprécié, un projet cohérent, réaliste, ambitieux et mesuré, nous n'avons pas réussi à inverser la dynamique du premier tour », a-t-il déclaré avec amertume. Dayot accuse Darrieussecq d'avoir « abîmé » la situation par son attitude « totalement irrationnelle et irresponsable ».

Des accusations violentes et une conclusion acide

Le ton monte rapidement dans les accusations du maire sortant : « Son jusqu'au-boutisme incroyable de violence, ses attaques désespérées, ses coups tordus, ses méthodes de barbouzes sont autant d'adversités que nous ne sommes pas parvenus à surmonter. » Après ce premier tir à boulets rouges sur celle à qui il a succédé dans le fauteuil de maire en 2017, Dayot conclut sur une note particulièrement acide : « Geneviève Darrieussecq prend la plus grosse claque électorale montoise de sa carrière. »

L'avenir politique de Charles Dayot en suspens

Reste maintenant la question de l'avenir politique immédiat de Charles Dayot. Interrogé sur sa possible présence au Conseil municipal et à l'Agglomération qu'il présidait jusqu'alors, le maire sortant répond avec une certaine réserve : « C'est une bonne question, merci de l'avoir posée. Laissez-nous le temps de digérer. Mais il y aura bien une opposition », a-t-il assuré, laissant planer le doute sur sa future implication dans la vie politique locale.

Cette défaite marque un tournant important pour Mont-de-Marsan, qui passe sous contrôle de la gauche après plusieurs années de gestion par la droite. Les accusations portées par Charles Dayot contre Geneviève Darrieussecq révèlent les profondes divisions au sein de la droite locale et laissent présager des tensions persistantes dans le paysage politique montalais.

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