Une campagne de terrain pour des engagements concrets
Au terme de seize réunions de campagne menées dans les différents quartiers bordelais, le candidat de centre droit à la mairie, Thomas Cazenave, a dévoilé ses mesures pour une politique « au plus près des habitants ». À une semaine du premier tour des élections municipales, c'est sur cette dimension fédératrice, à l'échelle de la ville de Bordeaux, que l'ancien ministre a présenté ses « engagements forts pour les quartiers ».
Reconnaître et consolider les identités locales
Face au constat critique d'une action municipale faisant fi « des réalités locales », où, selon lui, les Bordelais témoignent « d'une concertation absente ou de façade », Thomas Cazenave veut « reconnaître les identités des quartiers et aller plus loin en les consolidant ». Pour le candidat de la droite et du centre, c'est au plus près des réalités du terrain que l'action municipale doit s'ancrer pour asseoir son efficacité et gagner en réactivité, afin de « renouer la confiance avec les habitants ».
Une gouvernance décentralisée et accessible
Cette « ultra proximité », Thomas Cazenave entend l'incarner en nommant, « aux côtés des maires adjoints, des conseillers de quartiers et des référents de secteurs ». Ces personnes identifiées « et disponibles » seront les interlocuteurs privilégiés auprès desquels les Bordelais pourront remonter leurs doléances. Dans cette optique d'une gestion qualifiée par sa directrice de campagne, Alexandra Siarri, « de hors les murs », la gouvernance locale s'appuiera sur une forme de décentralisation municipale.
Le candidat annonce ainsi « donner aux conseillers de quartier plus de capacités d'agir sur les questions du quotidien », tout en associant les fonctionnaires et les habitants réunis au sein de commissions citoyennes « et paritaires ». Alexandra Siarri insiste sur l'importance de la place des femmes, qui doit « irriguer tous les champs de l'action municipale », au-delà de la simple journée du 8 mars.
Propreté et sécurité : des priorités territorialisées
Concernant la problématique de la propreté, souvent pointée du doigt dans les réunions de quartiers, Thomas Cazenave déclare vouloir « reprendre la compétence à la Métropole », ou à tout le moins trouver un accord avec la collectivité pour réorganiser ses services. L'objectif est d'affecter à chaque quartier « des personnels identifiables dont les missions seront valorisées par leur intervention immédiate ».
Côté sécurité, l'élu d'opposition plaide pour un meilleur maillage territorial. Dans les quartiers de Grand-Parc, Capucins-Victoire, Caudéran et sur la rive droite, Thomas Cazenave prévoit de déployer la police municipale sur quatre casernes pour « retisser la confiance avec la population ». Il rejette cependant l'idée d'un redécoupage de la carte des quartiers, comme le propose son concurrent Pierre Hurmic, arguant que « multiplier les quartiers, c'est multiplier les coûts et les personnels ».
Des conseils municipaux délocalisés
Pour garantir que les spécificités et évolutions de chaque territoire soient prises en compte, Thomas Cazenave propose que « les conseils municipaux délocalisés dans les mairies de quartiers » soient, à l'avenir, précédés de réunions avec les acteurs locaux. Cette approche vise à renforcer la transparence et l'implication des citoyens dans la vie municipale, tout en optimisant les ressources disponibles pour des actions ciblées et efficaces.



