Pierre-Yves Bournazel campe sur ses positions dans la course à la mairie de Paris
Pierre-Yves Bournazel, candidat soutenu par Horizons et Renaissance pour la mairie de Paris, a réitéré avec fermeté son refus de toute alliance au second tour. Ce mercredi 25 février, il a déclaré ne pas rejoindre son adversaire de la gauche hors LFI, Emmanuel Grégoire, ni sa concurrente LR et MoDem, Rachida Dati, insistant sur sa volonté de mener campagne « pour gagner ».
Un discours d'apaisement et de différenciation
Au micro de France Inter, M. Bournazel a affirmé : « Je ne rejoindrai ni Grégoire ni Dati au second tour. Je mène campagne pour gagner et je crois que les Parisiens méritent un autre chemin que celui proposé par M. Grégoire et Mme Dati ». Il a ajouté avoir longuement réfléchi et écouté les électeurs, qui lui demanderaient de proposer une alternative pour éviter « ce match du passé contre le passé ».
Soutenu par Édouard Philippe et Gabriel Attal, il estime que « le match n’est pas du tout joué » et critique les autres candidats pour leur refus de rassembler ou de fusionner leurs listes. Il s'est également interrogé sur les actions futures d'Emmanuel Grégoire, soulignant : « Que va faire M. Grégoire qu’il n’a pas fait ces douze dernières années avec Mme Hidalgo ? ».
Dénonçant une « brutalisation de la vie publique et politique », il fustige les plaintes mutuelles entre Dati et Grégoire, affirmant : « Je ne pratique pas l’intimidation, je ne pratique pas la menace. Je veux apaiser Paris et ça commence par un comportement exemplaire ».
Les enseignements d'un sondage IFOP serré
Un sondage IFOP pour L’Opinion et Sud Radio, publié dimanche 22 février, révèle des intentions de vote au premier tour :
- Emmanuel Grégoire (gauche rassemblée) : 32 %
- Rachida Dati (LR, MoDem, UDI) : 30 %
- Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) : 12 %, en baisse par rapport à janvier
- Sophia Chikirou (LFI) : 11 %, stable
- Sarah Knafo (Reconquête) : 11 %, en hausse
- Thierry Mariani (RN) : 4 %, en recul
Les scénarios de second tour montrent des écarts très serrés :
- En quinquangulaire, Grégoire l'emporterait de justesse sur Dati (33 % contre 32 %).
- En triangulaire Chikirou-Grégoire-Dati, Dati arriverait première avec 49 %, contre 40 % pour Grégoire et 11 % pour Chikirou.
- En triangulaire avec Bournazel, Dati obtiendrait 43 %, Grégoire 42 %, et Bournazel 15 %.
- En duel Grégoire-Dati, Dati l'emporterait avec 53 % contre 47 %.
Ces données soulignent l'incertitude persistante de cette élection municipale parisienne, où chaque voix pourrait être décisive dans un contexte de fragmentation politique accrue.



