Municipales à Paris : Bournazel assume son maintien au second tour, une stratégie risquée
Bournazel assume son maintien au second tour à Paris

Municipales à Paris : Bournazel durcit sa ligne et prépare son maintien au second tour

Dans le cadre des élections municipales à Paris, Pierre-Yves Bournazel, le candidat de la coalition Horizons-Renaissance, assume de plus en plus ouvertement sa stratégie de maintien au second tour. Lors d'un meeting au Cirque d'Hiver le 10 février 2026, il a clairement affirmé sa position, déclarant à ses partisans : « Comme vous, le 22 mars, je vais voter… Pierre-Yves Bournazel ! ». Cette annonce, accueillie par des applaudissements, marque un tournant dans sa campagne.

Une position risquée qui divise le camp présidentiel

Donné troisième dans les sondages, à environ dix points derrière les favoris Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, Bournazel adopte une ligne ferme de « ni Dati ni Grégoire ». En refusant de se retirer avant le second tour, il prend le risque de fragmenter le vote et de faire perdre Rachida Dati, candidate de la majorité présidentielle. Cette approche pourrait ainsi affaiblir son propre camp et créer des tensions internes au sein de la coalition au pouvoir.

Les implications stratégiques pour les municipales parisiennes

À un mois du premier tour, cette décision de se maintenir au second tour n'est pas anodine. Elle reflète une volonté de marquer son indépendance et de capitaliser sur un électorat spécifique, mais elle expose également Bournazel à des critiques pour son manque de pragmatisme. Les observateurs politiques soulignent que cette stratégie pourrait :

  • Compliquer la dynamique électorale en favorisant la dispersion des voix.
  • Renforcer les divisions au sein de la majorité présidentielle à Paris.
  • Offrir un avantage inattendu à Emmanuel Grégoire, le candidat de gauche.

Le conseiller du 18ᵉ arrondissement, en durcissant sa position, installe progressivement l'idée d'une candidature persistante, malgré les risques électoraux. Cette évolution montre sa détermination à peser sur le débat politique parisien, même si cela signifie défier les logiques traditionnelles d'union au second tour.