Un ancien ministre macroniste prend position pour le second tour à Paris
Dans une tribune publiée ce vendredi 20 mars 2026, Clément Beaune, ancien ministre des Transports et député de Paris, a annoncé son soutien à Emmanuel Grégoire pour le second tour des élections municipales parisiennes. L'ex-ministre, qui figurait en troisième position sur la liste de Pierre-Yves Bournazel au premier tour, explique les raisons de ce choix face à Rachida Dati.
Le refus de fusionner avec la liste de Rachida Dati
Clément Beaune a pris une décision claire après le premier tour : il refuse de participer à toute fusion de listes avec Rachida Dati. Dans le 11e arrondissement, où il est candidat, il maintient la liste qu'il porte avec Delphine Goater. Cette position s'inscrit dans une logique de cohérence avec ses convictions politiques.
L'ancien ministre déclare : "En cohérence avec le refus de fusionner avec la liste de Rachida Dati, je voterai ce dimanche pour Emmanuel Grégoire." Il est convaincu que ce choix sera partagé par de nombreux électeurs du centre politique parisien.
Les raisons d'un soutien à Emmanuel Grégoire
Beaune reconnaît ne pas partager de nombreux éléments du projet municipal des partis de gauche, ce qui explique son engagement initial aux côtés de Pierre-Yves Bournazel. Il déplore également certains propos récents tenus à l'égard du chef de l'État.
Cependant, pour l'ancien ministre, l'essentiel réside dans plusieurs valeurs fondamentales :
- Le sérieux de l'engagement politique
- La probité des personnes
- Le refus de la brutalité en politique
- La clarté face à l'extrême droite
- L'attachement à la solidarité et à l'écologie
Beaune souligne particulièrement la cohérence des valeurs d'Emmanuel Grégoire, qui a pris le risque de ne pas composer avec La France insoumise, contrairement à d'autres candidats qui ont cédé à cette tentation électoraliste.
Un choix assumé malgré les sacrifices
L'ancien ministre a renoncé, par fidélité à ses convictions, à tout siège au Conseil de Paris. Il affirme : "Dans une élection capitale et si incertaine, quand on est parisien depuis toujours et engagé à Paris pour longtemps, le non-choix n'existe pas."
Son message aux Parisiens est clair : le devoir civique est de se mobiliser pour ce second tour crucial. Il rappelle également que le devoir du futur maire de Paris sera d'apaiser et de rassembler la ville après une campagne électorale tendue.
Cette tribune, rédigée par Clément Beaune, représente le point de vue personnel de l'auteur et n'engage pas la rédaction du journal. Elle intervient à quelques jours du second tour des élections municipales parisiennes, prévu ce dimanche 22 mars 2026.



