Municipales 2026 à Alès : Christophe Rivenq porte son regard sur la campagne électorale
Le maire Christophe Rivenq, qui a succédé à Max Roustan il y a un an, s'exprime sur sa première campagne électorale des municipales en tant que tête de liste « Alès ». Dans un entretien exclusif, il partage ses impressions, ses ambitions et réagit aux critiques de ses opposants.
Une campagne vécue comme une continuité
Christophe Rivenq vit cette campagne « comme une continuité, celle du travail accompli ». Il précise : « Elle n’est ni plus simple, ni plus compliquée que celles que j’ai dirigées, soit une quinzaine. Le plus surprenant, en fait, ça a été de voir ma tête sur l’affiche, car jusqu’à présent, j’étais le collaborateur. »
Le maire sortant insiste sur le caractère logique de cette succession, initiée en 2019 avec l’annonce de Max Roustan de lui passer le relais. « Cela ne s’est pas décidé il y a trois mois », affirme-t-il. Fort de son expérience de président d’Alès Agglomération depuis six ans, il estime avoir « la force de réaliser une bonne campagne ».
Il décrit une campagne dynamique : « On a rarement vu autant de monde ; un monde de dingue lors de l’inauguration de notre local de campagne ; 780 personnes lors de la présentation de notre liste. J’arpente tous les quartiers et il y a un super accueil. Il est très bienveillant, très positif. Et il y a cette envie, que je ressens très majoritaire, de poursuivre… »
Rivenq se présente comme « un serviteur » dont le rôle est « d’améliorer la qualité de vie ». Il conclut : « Et le bilan qu’est le nôtre est exceptionnel. »
Critiques envers les opposants et défense de la ville
Interrogé sur le feu croisé des autres candidats, Christophe Rivenq exprime son mécontentement : « Ce qui me choque le plus durant cette campagne électorale, ce n’est pas d’être la cible, c’est la vision qu’ont ces personnes d’Alès. À les entendre, il n’y a rien qui va, sauf que sur le terrain, on ne me dit pas qu’il n’y a rien qui va. »
Il critique la posture de ses adversaires : « Moi, si je pensais ça de cette ville, j’irais voir ailleurs. À critiquer l’incritiquable, ils passent pour des personnes qui ne proposent rien, ou qui proposent des choses infinançables, illégales ou déjà faites. On a l’impression que l’on est dans la surenchère électorale. Ce n’est pas un jeu, la campagne ! »
Le maire dénonce une stratégie qui consiste à « salir l’image de la ville à son propre profit ». Concernant les critiques spécifiques, comme l’insécurité supposée du centre-ville, il les juge « injustifiées » tout en reconnaissant que « c’est le jeu aussi ».
Projet pour un éventuel prochain mandat
Sur son éventuel prochain mandat, Christophe Rivenq promet une continuité dans la méthode : « On sera dans la continuité sur la méthode, car c’est notre histoire : à l’écoute, dans la coconstruction. Je continuerai d’être au service des Alésiens. »
Il ajoute : « Sur le fond, je ne sais pas de quoi demain sera fait. Mais, bien sûr, nous continuerons à porter des projets. »
En revanche, il souhaite un changement en termes de reconnaissance : « Je veux poursuivre la reconnaissance de notre ville à l’extérieur d’Alès. Je suis très tourné vers mon territoire, mais je veux qu’Alès soit reconnue à sa juste valeur. Pas trop, mais suffisamment. »
Confiance et perspective électorale
Interrogé sur ses objectifs, Christophe Rivenq se dit confiant : « Franchement, je vise la victoire, qu’elle soit au premier ou au second tour. Je suis confiant sans vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Et nous continuerons à travailler jusqu’à vendredi, minuit. »
Enfin, sur la succession de Max Roustan, après cinq mandats, il relativise : « Je suis un loyal et un fidèle. C’est un beau challenge ! Mon objectif, ce n’est pas de l’égaler ou de battre ce total. Ce n’est pas d’arriver à cinq mandats. »



