Municipales 2026 à Alès : le dévouement discret des assesseurs, piliers du scrutin
Ce dimanche 22 mars 2026, dans les bureaux de vote d'Alès, une armée silencieuse et bénévole œuvre au service de la démocratie. Les assesseurs, ces petites mains indispensables, garantissent le bon déroulement du second tour des élections municipales. Leur mission : veiller au respect scrupuleux de la réglementation et faciliter l'exercice du droit de vote pour les Alésiens.
Une journée marathon au service des électeurs
Dès l'aube, les assesseurs prennent leur poste. Myriam, par exemple, est installée au bureau de vote Cazot 2 depuis 7h30. "Le matin, on est un peu à la bourre", confie cette retraitée, soulignant le rythme soutenu de la journée. Éric Granel, assesseur depuis plus de trente ans, occupe quant à lui une table au Purple Campus, un lieu chargé de souvenirs pour lui. C'est dans ces mêmes locaux, autrefois un centre de formation, qu'il apprit le métier de boulanger. "Ça ne me rajeunit pas", sourit l'ancien commerçant, rappelant que son engagement électoral est une longue histoire.
Leur rôle est crucial : ils surveillent les opérations, vérifient les identités, et font signer les émargements. "On est là pour éviter les erreurs", résume Éric Granel. Une tâche exigeante qui demande une vigilance de tous les instants. "C'est du boulot, il faut avoir les yeux partout tout au long de la journée", insiste-t-il.
La motivation : un lien fort avec la cité et ses habitants
Au-delà de la technicité, c'est souvent un attachement profond à la ville qui anime ces bénévoles. Marie Vestit, assesseure au bureau de vote Rochebelle 1 et habitante du quartier du Faubourg du Soleil, l'exprime clairement : "C'est important de s'intéresser à sa ville". Pour elle, comme pour beaucoup d'autres, cette journée est aussi l'occasion de rencontrer des voisins, d'échanger avec les électeurs, et de participer activement à la vie civique locale.
Éric Granel partage ce sentiment. Il apprécie particulièrement les interactions avec les votants, dont il connaît une grande partie. Ces moments de convivialité et de reconnaissance mutuelle donnent un sens supplémentaire à son engagement.
Le dépouillement : l'heure de vérité
Après une longue journée à accueillir et à contrôler des centaines d'électeurs, arrive le moment le plus critique et le plus intense : le dépouillement. Selon Marie Vestit, c'est "le moment le plus important". Cette étape, qui s'étend généralement jusqu'à environ 20h30, exige une concentration absolue et une rigueur sans faille de la part des assesseurs.
"Si vous vous trompez, vous devez tout recompter", prévient Éric Granel, soulignant la lourde responsabilité qui pèse sur leurs épaules. Chaque bulletin doit être compté avec précision, chaque résultat vérifié et consigné. La moindre erreur pourrait compromettre l'intégrité du scrutin.
Quand la passion transcende l'effort
Malgré la fatigue et les exigences, ces bénévoles trouvent dans leur mission une source de satisfaction profonde. Éric Granel résume cet état d'esprit par une formule évocatrice : "Quand on aime, on ne compte pas". Cette phrase, devenue presque une devise pour lui, illustre le dévouement désintéressé qui anime ces chevilles ouvrières de la démocratie.
Leur engagement, souvent répété d'élection en élection, témoigne d'une foi inébranlable dans les institutions et d'un attachement viscéral à la vie collective. Sans tapage, dans l'ombre des bureaux de vote, ils assurent la régularité et la transparence du processus électoral, permettant ainsi à chaque voix de compter.
À Alès, comme dans des milliers de communes à travers la France, les assesseurs restent les gardiens discrets mais essentiels de notre démocratie locale. Leur travail, bien que peu médiatisé, constitue le socle sur lequel repose la légitimité de nos élus. Une leçon d'engagement civique à méditer, bien au-delà du simple jour de scrutin.



