Élections municipales à Agen : une triangulaire serrée pour le second tour
Agen : triangulaire serrée pour le second tour municipal

Une course à trois extrêmement serrée à Agen

Les élections municipales à Agen ont donné lieu à un premier tour particulièrement disputé, avec trois candidats se tenant en moins de 400 voix. Laurent Bruneau, tête de liste de l'union de la gauche Vivement Agen, arrive en tête avec 34,5% des suffrages, soit 3 313 voix. Il devance de justesse le maire sortant Jean Dionis, qui obtient 32,26% (3 098 voix), tandis que Sébastien Delbosq, candidat du Rassemblement National, franchit le seuil des 30% avec 30,55% (2 934 voix).

Une abstention record qui complique les pronostics

Le scrutin est marqué par une participation en net recul, s'établissant à 53,31%, soit près de 7 points de moins qu'en 2014. Cette forte abstention, inhabituelle pour des élections municipales, rend le résultat du second tour particulièrement incertain. Les trois candidats devront donc redoubler d'efforts pour mobiliser les électeurs abstentionnistes lors du vote décisif de dimanche prochain.

Stratégies divergentes pour l'entre-deux-tours

Chaque candidat développe déjà sa stratégie pour le second tour. Jean Dionis, le maire sortant centriste en difficulté, mise sur un rassemblement des voix de droite et du centre pour contrer la gauche. Dans un communiqué, il appelle à un "large rassemblement de la droite républicaine à la gauche qui refuse l'entrée des extrêmes à la mairie".

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De son côté, Sébastien Delbosq du Rassemblement National se dit "fier de son score" et appelle tous ceux qui "veulent le retour de la vraie droite" à se porter sur son nom. Il estime qu'une "très large majorité a exprimé ce soir sa volonté de tourner la page des dix-huit ans de gestion centriste et macroniste".

La gauche en position de force après vingt-cinq ans d'absence

Laurent Bruneau, candidat de l'union de la gauche, voit dans ces résultats un tournant "historique" qui pourrait marquer le retour de la gauche à la mairie d'Agen, vingt-cinq ans après la victoire du socialiste Alain Veyret. Il attribue son score à sa campagne de terrain et à sa vision pour la ville, tout en critiquant la campagne de son adversaire sortant qu'il qualifie de "campagne de caniveau".

Pour conserver son avance, Bruneau devra non seulement capter un contingent d'abstentionnistes, mais aussi éviter qu'un front anti-gauche ne se forme contre lui. La situation est d'autant plus délicate que Jean Dionis a déjà annoncé qu'il ciblerait les liens entre la liste de Bruneau et La France Insoumise, dont trois militants composent son équipe, bien que le candidat ne soit pas officiellement soutenu par le parti.

Un bilan électoral en demi-teinte pour le maire sortant

Jean Dionis, qui brigue un quatrième mandat, enregistre un net recul par rapport aux scrutins précédents. Même en 2020, dans le contexte particulier du Covid, il avait obtenu 3 770 voix, soit près de 700 de plus qu'aujourd'hui. Par rapport à 2014, ce sont plus de 2 000 suffrages qui lui manquent. Le maire sortant reconnaît que "le message a été entendu" et promet d'"amplifier" ses actions en matière de sécurité et pour le centre-ville.

Les prochains jours s'annoncent donc décisifs pour les trois candidats, qui devront convaincre les électeurs indécis et mobiliser leurs bases respectives dans une course qui s'annonce extrêmement serrée jusqu'au bout.

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