La gauche agenaise se mobilise après le premier tour
La nuit fut particulièrement courte pour l'équipe de Vivement Agen. Après avoir obtenu 34,5% des voix dimanche soir 15 mars, l'union des gauches ne crie pas victoire et se prépare déjà pour la suite de la campagne. Au quartier général du boulevard de la République, l'ambiance est sérieuse et studieuse ce lundi matin 16 mars.
Une détermination renforcée
Colistiers et membres du staff entourent Laurent Bruneau, la tête de liste. « Ce score nous donne beaucoup d'énergie. On est encore plus déterminés », déclare-t-il. « On avait cette impression que quelque chose montait ces dernières semaines. On ne s'est pas trompé ».
Malgré ce regain de motivation, la gauche sait que le match est loin d'être gagné. Au-delà de ses deux principaux adversaires, « il va falloir convaincre les abstentionnistes », avance Laurent Bruneau. Il qualifie le faible taux de participation de 52,91% comme un « échec de la démocratie ».
Une stratégie ciblée
Point de fanfaronnade donc du côté du clan Bruneau, pour lequel les prochains jours s'annoncent intenses. L'équipe prévoit de cibler spécifiquement les quartiers où un grand nombre de citoyens ont boudé les urnes, ainsi que ceux où l'écart entre les trois candidats est particulièrement serré.
Les quartiers Herriot, Simone-Veil et Chollet sont particulièrement dans le viseur. Le porte-à-porte et le boîtage vont ainsi se poursuivre activement, avec pour principal argument le programme municipal. « Rien que le programme », insiste l'équipe de campagne.
Un rassemblement programmé
« On est les seuls à proposer un projet, une vision pour la ville », affirme Laurent Bruneau. « À l'issue du premier tour, on nous a dit que l'on avait fait une campagne propre. Car nous, nous avons axé celle-ci sur notre projet. Le printemps agenais, c'est nous. Le changement agenais, c'est nous ».
L'équipe donne rendez-vous jeudi 19 mars au Skating, à partir de 18 heures, « à tous ceux qui souhaitent participer à ce changement ».
Critiques de la campagne adverse
Selon Laurent Bruneau, cette abstention record s'explique aussi par « la campagne de caniveau orchestrée par Jean Dionis ». Il accuse le maire sortant d'avoir cherché à caricaturer son camp, de faire des jeux de mots sur son nom, et de réaliser des montages vidéos ridicules. « Il a tiré la campagne vers le bas. Je pense aussi que cela a éloigné des urnes un certain nombre d'électeurs qui ne veulent plus de cette politique-là ».
Positionnement contre l'extrême droite
L'équipe de Vivement Agen se dit « choquée » de voir que le maire sortant va désormais « braconner sur les terres du Rassemblement national ». Elle rappelle être la seule formation à faire véritablement rempart à l'extrême droite dans cette élection municipale cruciale pour l'avenir d'Agen.
La semaine s'annonce donc décisive pour l'union des gauches, qui doit transformer son avance du premier tour en victoire finale en mobilisant les électeurs qui ont choisi de s'abstenir lors du premier scrutin.



