Pourparlers cruciaux entre Washington et Téhéran à Islamabad
Les négociations de long terme entre les États-Unis et l'Iran doivent démarrer ce vendredi à Islamabad, au Pakistan. Cette initiative fait suite à l'annonce d'un cessez-le-feu dans la nuit de mardi à mercredi, ouvrant une fenêtre diplomatique fragile mais significative.
Le plan en dix points et la condition libanaise
Les discussions s'articuleront notamment autour du plan iranien en dix points, que le président américain a accepté comme base de travail. Cependant, Téhéran pose une condition préalable jugée essentielle par le président Massoud Pezeshkian.
Selon l'agence Isna, ce dernier a déclaré que « la nécessité d'un cessez-le-feu au Liban » constitue l'une des conditions indispensables pour parvenir à une trêve durable et stable dans la région.
Le rôle de la France et l'appel à l'Europe
Après un entretien avec Emmanuel Macron, le président iranien a salué l'acceptation du cessez-le-feu par son pays comme « un signe clair de sa responsabilité et de sa réelle volonté de résoudre les conflits par la voie diplomatique ».
Massoud Pezeshkian a également souligné l'importance du rôle de la France, garante du précédent cessez-le-feu libanais, dans le contexte actuel. Il a appelé l'Europe à jouer un rôle responsable et efficace pour soutenir une stabilité et une sécurité durables dans la région.
Le président iranien a exhorté les Européens à faire pression sur les États-Unis et « le régime sioniste » afin qu'ils respectent leurs engagements et fassent face à toute violation de ceux-ci.
La réaction ferme du vice-président américain JD Vance
Attendu ce week-end au Pakistan, le vice-président américain JD Vance a immédiatement réagi aux déclarations iraniennes. Dans un ton direct, il a indiqué : « Si l'Iran veut que cette négociation capote à cause d'un conflit dans lequel ils se font étriller au Liban, qui n'a rien à voir avec eux, et dont les États-Unis n'ont jamais dit qu'il faisait partie du cessez-le-feu, c'est leur choix ».
Cette déclaration marque une position ferme de Washington, refusant de lier les pourparlers bilatéraux à la situation au Liban, et souligne les divergences profondes qui pourraient compliquer les discussions dès leur lancement.



