Trump intensifie ses demandes pour la sécurité du détroit d'Ormuz
Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, Donald Trump a réitéré dimanche ses appels pressants à l'OTAN et à la Chine pour qu'ils contribuent à la sécurisation du détroit d'Ormuz. Ce passage maritime stratégique, crucial pour le transport du pétrole, est actuellement verrouillé par l'Iran, exacerbant les risques d'une crise énergétique mondiale.
Des menaces envers l'OTAN et la Chine
Lors d'une interview accordée au Financial Times, le président américain a souligné que l'Europe et la Chine dépendent largement du pétrole du Golfe, contrairement aux États-Unis. « Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas », a-t-il déclaré. Trump a averti que l'absence de réponse ou une réponse négative à sa requête pourrait avoir « des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'OTAN ».
Concernant la Chine, il a insisté sur le fait que Pékin importe 90 % de son pétrole via ce détroit, et a exigé une réponse avant sa visite d'État prévue du 31 mars au 2 avril. « Nous aimerions le savoir avant cela, sans quoi nous pourrions repousser cette visite », a-t-il affirmé, sans préciser la durée d'un éventuel report.
Les réactions internationales et l'escalade des conflits
Parallèlement, l'Iran a dénoncé les frappes israéliennes contre ses dépôts pétroliers à Téhéran. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a qualifié ces attaques d'« écocide », arguant qu'elles violent le droit international et pourraient contaminer les sols et les nappes phréatiques pour des générations.
En France, Emmanuel Macron a haussé le ton contre Téhéran, déclarant à son homologue iranien Massoud Pezeshkian qu'il est « inadmissible » que la France soit ciblée dans ce conflit. Il a exigé le retour rapide de deux Français détenus en Iran et rappelé que l'intervention française vise à protéger ses intérêts et la liberté de navigation. Cette réaction intervient après la mort d'un soldat français dans une attaque de drone au Kurdistan irakien, premier militaire français tué dans cette guerre.
Une situation régionale explosive
Au 17e jour de la guerre, les hostilités ne faiblissent pas. Israël poursuit ses frappes à grande échelle contre les infrastructures iraniennes à Téhéran et bombarde le Liban pour neutraliser le Hezbollah. L'Iran continue ses attaques sur ses voisins du Golfe, tandis que les grandes économies mondiales commencent à puiser dans leurs réserves stratégiques de pétrole pour prévenir un choc.
Les incidents se multiplient, comme l'incendie d'un réservoir de carburant à l'aéroport de Dubaï, causé par une attaque de drone, ayant entraîné une fermeture temporaire de ce nœud aérien majeur. Donald Trump, tout en affirmant que l'Iran a été « décimé » par les frappes américano-israéliennes, reconnaît avoir des discussions avec Téhéran, mais un accord pour mettre fin à la guerre n'est pas encore à l'ordre du jour.
Cette escalade souligne l'urgence d'une réponse coordonnée pour stabiliser la région et assurer la sécurité des voies maritimes essentielles à l'économie globale.



