Trump et l'Iran : des négociations secrètes démenties par Téhéran
Trump et l'Iran : négociations secrètes démenties

Les déclarations contradictoires de Trump sur l'Iran

Les choses ne sont pas toujours claires avec Donald Trump, et cela est devenu une marque de fabrique depuis son retour à la Maison-Blanche. Concernant ses négociations avec l'Iran, la situation est particulièrement floue, au point qu'il devient difficile de démêler le vrai du faux. Après avoir menacé de détruire le réseau électrique iranien, le président américain a finalement fait marche arrière, lundi 23 mars, sur les réseaux sociaux. Il a alors affirmé que des négociations avaient été engagées avec les autorités iraniennes, évoquant des "échanges très positifs et fructueux".

Le démenti catégorique de Téhéran

Cette affirmation a rapidement été contredite par Téhéran. Le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a déclaré sur X qu'"aucune négociation n'a eu lieu avec les États-Unis". Il a accusé les Américains d'utiliser de fausses informations pour manipuler les marchés financiers et pétroliers, et pour tenter de sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël seraient piégés.

Les révélations du New York Times sur des pourparlers secrets

Pourtant, selon une enquête du New York Times publiée le même jour, des négociations ont bien été entamées en coulisse. Les ministres des Affaires étrangères d'Égypte, de Turquie, d'Arabie saoudite et du Pakistan se sont réunis à Riyad pour trouver une issue diplomatique à la crise iranienne. Les responsables du renseignement égyptien auraient réussi à ouvrir un canal de discussion avec les Gardiens de la révolution, proposant un cessez-le-feu de cinq jours pour renforcer la confiance.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

De plus, Donald Trump a laissé entendre que son gendre Jared Kushner et son envoyé spécial Steve Witkoff échangeraient directement avec un dirigeant iranien non identifié. Le New York Times rapporte que des responsables américains et iraniens ont confirmé des contacts entre Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Les positions divergentes des deux parties

Du côté iranien, la situation reste opaque. Officiellement, Téhéran nie toute négociation, mais quatre responsables iraniens ont confié au New York Times que des échanges avec les Américains avaient lieu, principalement pour sonder les possibilités de désamorcer le conflit et éviter une escalade. La volte-face de Donald Trump serait liée à ces discussions à huis clos, qui auraient donné des motifs d'espoir aux Américains pour une résolution rapide.

Cependant, en affirmant que Washington et Téhéran étaient parvenus à "des points d'accord majeurs", Trump semble surestimer ces premiers contacts. Actuellement, les deux parties avancent progressivement leurs exigences :

  • L'Iran demande que les États-Unis et Israël s'engagent à ne plus lancer de nouvelles attaques et réclame une indemnisation pour les dommages de guerre.
  • Les États-Unis souhaitent que l'Iran suspende son programme nucléaire et renonce à son stock d'uranium enrichi.

L'enjeu crucial du détroit d'Ormuz

La question du détroit d'Ormuz est également centrale. Sa fermeture a des retombées économiques significatives sur les prix du pétrole et du gaz, et les déclarations de Trump ont déjà influencé les cours. Les pays arabes, particulièrement touchés, proposent que le détroit soit supervisé par un comité neutre, tandis que l'Iran réclame un droit de passage.

Interrogé sur la situation, Donald Trump a assuré que le détroit serait ouvert "très bientôt" et contrôlé conjointement. Lorsqu'on lui a demandé qui exercerait ce contrôle, il a répondu sans hésiter : "Moi et l'ayatollah, quel que soit l'ayatollah". Cette déclaration illustre une fois de plus l'ambiguïté et les contradictions qui entourent cette crise diplomatique.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale