Rencontre cruciale à Paris pour intensifier la pression sur Moscou
Le président français Emmanuel Macron recevra ce vendredi 13 mars 2026 à l'Élysée son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Cette rencontre s'inscrit dans un contexte de guerre en Ukraine qui dure depuis maintenant quatre années, avec pour objectif principal de renforcer la pression sur la Russie et d'évoquer les conditions d'une paix juste et durable.
Les sujets au cœur des discussions
Selon l'Élysée, les deux dirigeants aborderont plusieurs thématiques essentielles :
- Les moyens de renforcer la pression sur la Russie, notamment par la lutte contre sa "flotte fantôme" utilisée pour contourner les sanctions occidentales
- Les conditions d'une paix durable et le bilan des engagements pris dans le cadre de la Coalition des volontaires sur les garanties de sécurité
- Le soutien de la France et des partenaires européens à l'Ukraine pour sa défense
Cette coalition, qui rassemble 35 pays alliés de l'Ukraine, avait récemment appelé la Russie à un "cessez-le-feu inconditionnel" le 24 février dernier. Cependant, Emmanuel Macron s'était montré "très sceptique" quant à la possibilité d'atteindre une paix à court terme.
La problématique de la "flotte fantôme" russe
Un point particulièrement sensible sera la discussion autour de la "flotte fantôme" de la Russie. Cette flotte, composée de navires à la propriété opaque, est utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales concernant le pétrole, les céréales et d'autres produits.
Cette question revêt une importance accrue dans le contexte actuel où Donald Trump a évoqué la possibilité de lever certaines sanctions pétrolières en raison de l'envolée des prix liée aux tensions au Moyen-Orient. Les pays du G7 ont cependant réaffirmé mercredi que cette situation ne justifiait "en aucun cas" d'alléger les sanctions frappant la Russie.
Contexte militaire et diplomatique
Sur le plan militaire, la situation évolue favorablement pour l'Ukraine. Selon une analyse de l'AFP basée sur les données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), les forces russes ont enregistré en février leur plus faible avancée en Ukraine depuis le printemps 2024. Cette stagnation résulte principalement des contre-offensives ukrainiennes dans le sud-est du pays.
L'Élysée estime que la Russie se trouve désormais "en situation d'échec militaire, stratégique et économique". Parallèlement, les États-Unis ont proposé l'organisation la semaine prochaine d'un nouveau cycle de négociations entre Kiev et Moscou sous médiation américaine. Volodymyr Zelensky a indiqué que ces pourparlers pourraient se tenir en Suisse ou en Turquie.
Cette visite de Volodymyr Zelensky à Paris - la précédente ayant eu lieu le 6 janvier - s'inscrit donc dans un moment crucial où les alliés de l'Ukraine cherchent à maintenir et renforcer leur soutien tout en explorant les voies vers une résolution durable du conflit. Les discussions porteront également sur le déploiement potentiel d'une force multinationale en Ukraine en cas de traité de paix, une mesure qui bénéficierait du soutien de Washington selon les accords de janvier dernier.



