Le président péruvien José Jeri confronté à une crise politique majeure
Le président péruvien José Jeri a témoigné, ce 21 janvier 2026 à Lima, devant une commission parlementaire au sujet de réunions non divulguées avec un homme d'affaires chinois. Cette affaire a intensifié l'examen minutieux de la transparence et de la responsabilité de son gouvernement, alors que le Pérou traverse une période d'instabilité politique récurrente.
Une destitution en suspens
José Jeri, âgé de 39 ans et investi président par intérim le 10 octobre 2025 après la destitution de Dina Boluarte, pourrait lui aussi être destitué par le Congrès. Cette possibilité s'inscrit dans une série de renversements présidentiels, incluant Martin Vizcarra en 2020 et Pedro Castillo en 2022. Le contexte est d'autant plus tendu que le premier tour des élections générales est prévu le 12 avril, visant à élire le président, le Congrès, et, pour la première fois depuis 1990, des sénateurs, marquant le retour du bicaméralisme.
La motion de destitution en cours
Mercredi 11 février, les 130 députés du Congrès ont réuni les signatures nécessaires pour convoquer, dans un délai maximum de quinze jours, une plénière afin de débattre d'une motion de destitution à l'encontre de José Jeri. Cette initiative fait suite à plusieurs affaires de délits de trafic d'influence présumés, dont les réunions secrètes avec l'homme d'affaires chinois sont un élément clé. La situation soulève des questions profondes sur la gouvernance et l'éthique politique au Pérou, alors que le pays cherche à stabiliser ses institutions.
L'instabilité politique persistante menace de perturber le processus électoral à venir, avec des implications potentielles pour la démocratie péruvienne et ses relations internationales. Les observateurs suivent de près les développements, craignant que cette crise n'aggrave les divisions déjà existantes au sein de la société.



