Négociations Iran-États-Unis à Genève : Le nucléaire au cœur des pourparlers
Iran-États-Unis : Négociations sur le nucléaire à Genève

Négociations Iran-États-Unis : Le nucléaire en ligne de mire à Genève

Ce jeudi, de nouveaux pourparlers indirects entre l'Iran et les États-Unis ont débuté à Genève, marquant un moment crucial dans les tensions persistantes entre les deux nations. Ces discussions, qui s'inscrivent dans un contexte de relations tendues depuis les manifestations de janvier en Iran, se concentrent exclusivement sur la question nucléaire, selon les déclarations officielles iraniennes.

Un dialogue centré sur le nucléaire

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a précisé que le troisième cycle de négociations portera uniquement sur le programme nucléaire iranien. Il a ajouté que Téhéran plaidera pour la levée des sanctions économiques qui le visent et réaffirmera son droit à l'usage pacifique de l'énergie nucléaire. « Le sujet des négociations est centré sur la question nucléaire », a-t-il déclaré, soulignant que le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, pourrait participer à ces échanges, comme lors du précédent cycle.

Déclarations rassurantes de l'Iran

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a assuré que son pays ne cherche pas à se procurer des armes nucléaires. « Notre guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a déjà déclaré que nous n'aurons pas du tout d'armes nucléaires », a-t-il affirmé lors d'un discours. Il a ajouté que, même s'il le souhaitait, il ne pourrait pas poursuivre cette voie en raison de contraintes doctrinales. Ces propos visent à apaiser les craintes internationales, notamment après les accusations de Donald Trump sur les ambitions nucléaires iraniennes.

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Contexte de tensions et d'optimisme

Les négociateurs iraniens sont arrivés à Genève mercredi soir, affichant un optimisme prudent malgré les déclarations de l'ancien président américain Donald Trump, qui a qualifié les ambitions nucléaires de l'Iran de « sinistres ». Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a estimé mardi qu'un accord était « à portée de main », évoquant une « opportunité historique ». Cependant, la situation reste décrite comme « ni guerre ni paix » par le président Pezeshkian, qui croit en une perspective favorable pour sortir de cette impasse.

Depuis les manifestations de janvier, les États-Unis ont massé des forces militaires dans le Golfe persique, exerçant une pression croissante sur Téhéran pour qu'il abandonne son programme nucléaire et ses missiles balistiques. L'Iran a rejeté ces accusations, les qualifiant de « gros mensonges ». Ces pourparlers à Genève représentent donc un test décisif pour désamorcer les tensions et éviter une escalade dans la région du Moyen-Orient.

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