Herzog résiste à la pression de Trump sur la grâce de Netanyahou
Herzog résiste à la pression de Trump sur Netanyahou

Herzog maintient son calme face aux critiques de Trump

Le président israélien Isaac Herzog prend son temps pour examiner la demande de grâce de Benyamin Netanyahou, une approche qui suscite l'irritation à Washington, où le locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, a exprimé sa frustration. Herzog a clairement affirmé jeudi que le processus d'examen de la requête du Premier ministre israélien était toujours en cours, sans précipitation.

Les accusations de Trump et la réponse israélienne

Lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche après une rencontre avec Benyamin Netanyahou, Donald Trump a lancé une attaque cinglante, déclarant qu'Isaac Herzog devrait avoir « honte » de ne pas avoir encore accordé la grâce. Netanyahou est actuellement poursuivi pour des affaires de corruption, ce qui ajoute une dimension juridique complexe à la situation.

En réponse, le bureau du président israélien a publié un communiqué ferme : « Contrairement à l'impression donnée par les propos du président Trump, le président Herzog n'a pas encore pris de décision à ce sujet ». Le texte précise que la demande est en cours d'examen au ministère de la Justice pour un avis juridique, suivant les procédures établies.

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Herzog rejette toute pression extérieure

Le président Herzog insiste sur le fait que sa décision sera prise uniquement après l'achèvement du processus légal. « Ce n'est qu'à l'issue de ce processus que le président Herzog examinera la demande conformément à la loi, dans l'intérêt supérieur de l'État d'Israël […] sans aucune pression extérieure ou intérieure », a-t-il souligné. Cette position reflète son engagement à agir en toute indépendance, malgré le soutien public de Trump à Netanyahou.

Contexte de la demande de grâce

Benyamin Netanyahou, en procès pour trois affaires de corruption, a officiellement demandé une grâce présidentielle fin novembre. Il bénéficie du soutien de Donald Trump, qui avait personnellement appelé à un tel geste de la part de son homologue israélien. Herzog avait déjà indiqué qu'il ne considérerait « que le bien de l'État et de la société » pour prendre sa décision, mettant en avant des critères nationaux plutôt que des influences internationales.

Cette affaire illustre les tensions diplomatiques entre Israël et les États-Unis, où les relations personnelles entre dirigeants peuvent influencer les dynamiques politiques. Herzog, en maintenant une approche méthodique, cherche à préserver l'intégrité des institutions israéliennes face aux pressions externes.

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