La France défend son choix d'inviter le Kenya au G7 d'Evian
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé jeudi que la décision de ne pas inviter l'Afrique du Sud au sommet du G7 prévu en juin à Evian était un choix cohérent, et non le résultat de pressions extérieures. Lors d'une conférence de presse, il a précisé que cette position s'inscrivait dans la logique d'un G7 resserré, centré sur les enjeux géo-économiques.
Une invitation motivée par la préparation du sommet Africa forward
« S’agissant du G7, nous avons fait le choix d’inviter le Kenya à Evian au titre du travail que nous faisons ensemble pour préparer le sommet Africa forward au mois de mai », a déclaré Jean-Noël Barrot. Cette invitation vise à renforcer la collaboration avec le Kenya dans le cadre des préparatifs de ce sommet africain, soulignant l'importance stratégique de ce partenariat pour la France.
Un déni ferme de toute pression extérieure
Le chef de la diplomatie française a catégoriquement nié que cette décision ait été influencée par des pressions. « Nous n’avons cédé à aucune pression mais avons fait un choix cohérent avec notre décision de tenir un G7 resserré et focalisé sur les questions géo-économiques », a-t-il insisté. Cette affirmation vise à dissiper les spéculations sur d'éventuelles tensions diplomatiques ou des considérations politiques sous-jacentes.
Un respect maintenu pour le rôle de l'Afrique du Sud
Malgré cette absence au G7, Jean-Noël Barrot a tenu à réaffirmer l'estime de la France pour l'Afrique du Sud. « Nous avons toujours compté sur l’Afrique du Sud et respectons le rôle important qu’elle joue dans les affaires internationales », a-t-il déclaré. Cette précision souligne que la relation bilatérale reste solide et que la France reconnaît le poids diplomatique de l'Afrique du Sud sur la scène mondiale.
En résumé, la France justifie l'exclusion de l'Afrique du Sud du G7 d'Evian par des raisons de cohérence stratégique, privilégiant le Kenya pour des raisons liées à la préparation du sommet Africa forward, tout en maintenant son respect pour le partenaire sud-africain.



