Einstein président d'Israël : l'offre qu'il refusa en 1952
Einstein refusa la présidence d'Israël en 1952

En 1952, à la mort de son ami Chaïm Weizmann, Albert Einstein se voit proposer la présidence de l’État d’Israël. Le plus grand savant du XXe siècle décline poliment le poste, invoquant son âge et son inexpérience politique. En privé, il précise : « Si je devais être président, j’aurais parfois à dire au peuple israélien des choses qu’il n’a pas envie d’entendre. »

Un refus aux motivations profondes

L’historien Simon Veille, qui avait déjà signé un essai sur les rapports à la judaïté et à l’antisémitisme de cet électron libre (Einstein dans la tragédie du siècle), explore dans son nouvel ouvrage Einstein à Jérusalem les raisons de ce refus. Il montre à quel point, pour le prix Nobel de physique de 1921, ce sujet intime fut sans doute plus complexe à aborder que la théorie de la relativité générale.

Un homme libre face à la politique

Einstein, connu pour son pacifisme et son engagement humaniste, n’a jamais cherché les honneurs politiques. Son refus de la présidence israélienne illustre sa volonté de rester indépendant, même vis-à-vis d’un État qu’il soutenait. Veille souligne que cette décision reflète une conception élevée de la fonction présidentielle, qu’Einstein ne se sentait pas capable d’exercer sans compromettre ses principes.

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L’essai Einstein à Jérusalem offre un éclairage inédit sur les liens entre le scientifique et l’identité juive, ainsi que sur son rapport à l’antisémitisme. Une lecture indispensable pour comprendre la complexité d’un homme qui a marqué l’histoire autant par ses découvertes que par ses choix de vie.

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