Le Premier ministre canadien exige l'exclusion du prince Andrew de la succession royale
Canada: exclusion d'Andrew de la succession royale exigée

Le Canada rejoint le mouvement pour exclure Andrew de la succession royale

Le Premier ministre canadien Mark Carney a pris position samedi, lors de sa visite officielle au Japon, en faveur de l'exclusion d'Andrew Mountbatten-Windsor de la liste de succession au trône britannique. Cette déclaration intervient alors que l'ex-prince, désormais privé de ses titres royaux, occupe toujours la huitième place dans l'ordre de succession.

Des actions "déplorables" qui justifient une exclusion

Devant les journalistes à Tokyo, Mark Carney a qualifié les actions d'Andrew de "déplorables" et a estimé qu'elles "nécessitent" son retrait définitif de la ligne de succession. Le chef du gouvernement canadien a explicitement mentionné les liens de l'ancien prince avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein comme principale raison de cette prise de position ferme.

Cette intervention fait suite à l'arrestation d'Andrew le mois dernier pour suspicion de faute professionnelle dans l'exercice de ses fonctions publiques. L'ex-prince est soupçonné d'avoir transmis des informations confidentielles à Jeffrey Epstein pendant qu'il occupait le poste d'envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Commerce entre 2001 et 2011. Il a été placé en garde à vue pendant plusieurs heures lors de son interpellation.

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Une démarche coordonnée au sein du Commonwealth

Le Canada n'est pas le premier pays du Commonwealth à exprimer cette position. Une semaine après l'arrestation d'Andrew, le Premier ministre australien Anthony Albanese avait déjà indiqué soutenir les appels visant à exclure l'ancien prince de la succession royale. Dans une lettre officielle adressée à son homologue britannique Keir Starmer, le dirigeant australien avait exprimé son soutien à cette mesure.

De son côté, le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon a également fait savoir qu'il soutiendrait cette demande. Un tel changement constitutionnel requiert effectivement une démarche coordonnée entre les quinze pays du Commonwealth dont Charles III est le chef de l'État, ce qui rend cette convergence de positions particulièrement significative.

Le gouvernement britannique envisage une loi spécifique

Face à cette pression internationale croissante, le gouvernement britannique envisagerait d'adopter une loi spécifique visant à retirer définitivement le prince déchu de la ligne de succession. Cette mesure législative ferait suite aux multiples scandales entourant l'ancien prince et à son implication dans l'affaire Epstein.

La position de Mark Carney intervient alors qu'il conclut une tournée diplomatique en Asie-Pacifique. Après s'être rendu en Inde pour conclure des accords sur les minerais critiques et l'approvisionnement en uranium, puis en Australie où il s'est exprimé sur la situation au Moyen-Orient, le Premier ministre canadien a rencontré vendredi soir à Tokyo la Première ministre japonaise Sanae Takaichi. Les deux dirigeants ont abordé le renforcement des liens bilatéraux, notamment dans les domaines de la sécurité et de l'économie.

Cette prise de position ferme du Canada marque une étape importante dans l'isolement croissant d'Andrew au sein des royaumes du Commonwealth et pourrait accélérer le processus visant à modifier définitivement son statut dans l'ordre de succession royal.

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