Le port d'Anvers se dote d'un système de défense aérienne Nasams à partir de 2027
Anvers installe un système antiaérien Nasams pour sécuriser son port

Le port d'Anvers renforce sa sécurité avec un système antiaérien Nasams

Le port d'Anvers, l'un des plus importants carrefours commerciaux d'Europe, va se doter d'un système de défense aérienne à partir de 2027. Le Premier ministre belge, Bart De Wever, a confirmé cette installation lors d'une visite sur place mercredi 25 février. "Un système de défense aérienne sera installé dans le port", a-t-il déclaré, précisant qu'il s'agit d'un modèle Nasams déjà commandé.

Une réponse à des vulnérabilités inquiétantes

Cette décision fait suite à des incidents préoccupants survenus ces derniers mois. En novembre, le site portuaire a été survolé par deux engins volants non identifiés qui n'ont pas été détectés par les systèmes radar existants. "On est très vulnérables, c'est inquiétant", a reconnu Jacques Vandermeiren, directeur du complexe portuaire d'Anvers.

Ces lacunes de sécurité sont particulièrement alarmantes compte tenu de l'importance stratégique du port d'Anvers, qui est :

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  • Le deuxième port européen pour le transport de marchandises après Rotterdam
  • Un point névralgique pour l'économie belge (environ 5% de la valeur ajoutée nationale)
  • Connecté à un oléoduc approvisionnant en kérosène de nombreux aéroports européens

Les limites du système Nasams

Le système Nasams, de fabrication norvégienne, utilise des missiles sol-air capables d'abattre :

  1. Des avions et hélicoptères
  2. Certains drones militaires de grande taille

Cependant, ce système présente des limites importantes face aux petites menaces aériennes. Patrick Bolder, analyste au Centre d'études stratégiques de La Haye, explique : "Les missiles coûtent facilement un million d'euros pièce. On ne les utiliserait pas contre un petit drone. De plus, ces petits drones volant à basse altitude sont quasiment impossibles à atteindre avec un tel missile."

Une coopération européenne renforcée

Face aux multiples incursions de drones cet automne, la Belgique avait dû faire appel à ses voisins européens. Le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France avaient répondu à l'appel en envoyant des équipes spécialisées dans la lutte antidrones.

Le nouveau système Nasams nécessitera la formation de 100 à 120 militaires belges pour son fonctionnement. Cette installation s'inscrit dans un effort plus large de modernisation des capacités de défense aérienne belges, qui accusent un certain retard en Europe.

Le ministre belge de la Défense, Theo Francken, avait déjà annoncé à l'automne dernier un accord avec les Pays-Bas concernant certains de ces systèmes antiaériens. Bien que les détails précis sur l'emplacement du système dans le port d'Anvers restent confidentiels, son installation représente une étape importante dans la sécurisation de cette infrastructure vitale pour l'économie européenne.

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