Béatrice Saubignac-Makowiecki, maire de Sarraziet, revient sur son mandat unique avant de passer la main
Une maire de Sarraziet tire le bilan de son mandat unique avant de partir

Le bilan d'une maire engagée à Sarraziet avant la passation

Ce vendredi 13 février 2026, dans la petite mairie adossée à l'école de Sarraziet, Béatrice Saubignac-Makowiecki s'active après le passage de la tempête Nils. Malgré le ciel gris et les Pyrénées masquées par les nuages, l'édile conserve son sourire caractéristique. Élue depuis 2014, elle achèvera son unique mandat de maire dans quelques semaines, à 53 ans, mère de trois grands enfants et récemment devenue grand-mère.

Une décision de dernière minute devenue engagement profond

Si son choix de ne pas se représenter en mars a pu surprendre, cette habitante désormais installée dans une autre commune l'assume pleinement. « Je suis vraiment très heureuse de mon mandat », affirme-t-elle d'emblée. Elle se remémore comment, en 2020, face à l'absence de candidats, elle a pris la décision de se lancer à seulement quinze jours du scrutin.

« La commune traversait une période budgétaire difficile à cause de sa dette. Après une mandature qui avait redressé les comptes, je ne pouvais pas la laisser sans personne aux commandes », explique-t-elle avec conviction.

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Gestion de crise et valeurs d'infirmière

Son baptême du feu fut l'épidémie de Covid et la gestion des angoisses des administrés. Grâce à sa profession d'infirmière et ses connaissances médicales, cette période ne lui a pas semblé insurmontable. Elle a surtout mis un point d'honneur à rencontrer personnellement les 80 familles de la commune.

« Je leur disais : ''Avant tout, je suis Béatrice.'' J'espère ainsi avoir contribué au mieux vivre ensemble », confie-t-elle. Cette bienveillance naturelle, la maire la puise dans ses valeurs familiales : « Aider son prochain et être là pour les autres ».

« Être infirmière, c'est le sel de ma vie », avoue-t-elle, soulignant comment cette passion viscérale faite d'écoute et d'empathie a guidé son approche des situations municipales.

Partage du pouvoir et découverte de l'intercommunalité

L'idée de partager le pouvoir à travers les délégations des différentes commissions a structuré son action. La Communauté de communes a représenté une véritable découverte pour elle.

« Hormis les tensions d'ego, même si cela semble joué d'avance, la décision finale revient à chaque commune. Cela donne une vision de l'évolution des petites communes vers davantage de coopération », analyse-t-elle.

Frustrations administratives et projets retardés

Au-delà de cet enrichissement personnel, « la valse à mille temps des secrétaires de mairie » a sérieusement éprouvé la patience de l'édile.

« Dix en six ans ! Les dossiers ne pouvaient pas avancer comme je le souhaitais. J'ai été très frustrée », reconnaît-elle franchement. Elle concède que, avec la lenteur administrative, le projet d'aménagement de l'atelier du cantonnier et la réfection des vestiaires de la salle polyvalente ne seront réalisés qu'en 2026-2027.

Transmission et regard vers l'avenir

Avec l'esprit village chevillé au corps et fort de son engagement associatif au fil des ans, elle s'est évertuée à faire « naître un sursaut citoyen » pour ces municipales. Son adjoint Jean-Louis Gaillard conduira d'ailleurs une liste citoyenne.

Désormais, le regard tourné vers d'autres horizons, Béatrice Saubignac-Makowiecki rendra sereinement son écharpe de maire avec ce sentiment profond : « C'était une expérience hors norme que de servir sa commune ».

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