Saint-Palais valide la reprise du club de plage Mickey par Cap Sud
Le dernier conseil municipal de Saint-Palais, tenu jeudi 26 février, a rassemblé un public nombreux, incluant d'anciens élus venus rendre hommage à Claude Baudin pour sa dernière assemblée de sa troisième et ultime mandature. Une ovation debout a marqué la fin de cette séance particulière, mais l'attention s'est surtout portée sur une décision majeure concernant l'avenir des clubs de plage.
Un vote à large majorité pour Cap Sud
La première délibération, statuant sur la délégation de service public des clubs de la plage du Bureau, a été longuement débattue, non pas sur le vote lui-même, mais plutôt sur son caractère identitaire. En effet, le choix de la société Cap Sud, gérée par Frédéric Suant, a été approuvé à une large majorité, avec une seule abstention, celle de l'élu Pierre Bernardaud.
Le Club Mickey, repris par le propriétaire bien connu de Chez Bob, a présenté toutes les garanties requises par le cahier des charges. Isabelle Prudhomme, adjointe en charge des activités économiques, a précisé : « Il est prévu une rénovation complète de tout le mobilier avec un espace tout neuf, beaucoup plus joli et dans un goût que l'on peut supposer assez chouette par rapport à ce que sait faire Monsieur Suant. Il a des contrats prévus avec les salariés, notamment des maîtres-nageurs… Il a une exigence de qualité que n'a pas Monsieur Boucher donc, en fait, le choix a été assez rapide sur la qualité que l'on peut offrir aux enfants pour l'été 2026. »
Alain Priet, conseiller municipal, a ajouté que cette reprise permettrait une amplitude horaire plus large, améliorant ainsi l'offre de services.
L'identité saint-palaisienne au cœur des préoccupations
L'abstention de Pierre Bernardaud ne remet pas en cause la qualité de l'offre proposée par Cap Sud, mais soulève des questions sur l'identité locale. L'élu a expliqué : « Le Club Mickey est quand même une institution saint-palaisienne, il y a une notion d'identité saint-palaisienne et j'espère que, sur le lot restant, les candidats représentant les institutions saint-palaisiennes pourront proposer leurs projets qui seront d'assez bonne qualité pour satisfaire aux exigences de la mairie. »
Cette réflexion met en lumière les tensions entre modernisation et préservation du patrimoine local, un débat récurrent dans les petites communes.
Le Club des hippocampes en attente de repreneur
Contrairement au Club Mickey, le Club des hippocampes n'a pas trouvé de repreneur. L'assemblée a donc approuvé la relance d'une offre pour ce site, laissant son avenir en suspens. Cette situation contraste avec le dynamisme apporté par la reprise du Club Mickey, mais montre aussi les défis auxquels font face les équipements publics locaux.
En résumé, ce conseil municipal a marqué un tournant pour Saint-Palais, avec une décision qui allie qualité et innovation, tout en soulevant des interrogations sur l'avenir de l'identité communale.



