Débat d'orientation budgétaire : une rigueur affirmée pour les années à venir
Lors du dernier conseil communautaire de la Communauté de Communes du Pays d'Uzès (CCPU), vingt-deux délibérations ont été soumises au vote des soixante délégués. Le point central de cette séance a été la présentation du rapport d'orientation budgétaire pour l'année 2026, détaillé par Marie-Michele Alvaro, vice-présidente déléguée aux finances.
Des orientations locales face aux évolutions nationales
Marie-Michele Alvaro a souligné que, au-delà des contraintes imposées par la loi de finances nationale, des priorités locales ont été définies. Celles-ci incluent l'absorption des dépenses de fonctionnement contraintes, notamment l'impact complet de l'ouverture de la piscine du Pays d'Uzès sur le budget. Elle a également insisté sur la nécessité d'assurer la continuité des projets engagés tout en orientant les choix budgétaires vers les priorités du nouveau mandat.
La vice-présidente a expliqué que la planification des projets s'inscrit dans une vision globale du territoire, via l'élaboration d'un nouveau Projet de territoire concerté. Ce dernier englobe toutes les politiques publiques, avec des objectifs tels que :
- Accompagner les familles et favoriser l'installation des jeunes et des actifs.
- Agir pour la santé, la culture, le sport et la vie associative.
- Faciliter le développement local et durable.
- Préserver le cadre de vie, la tranquillité publique et se protéger des risques naturels.
Stabilité fiscale et projets d'investissement
Malgré les pressions financières, il a été annoncé qu'il n'y aura pas d'augmentation des taux d'imposition locaux ni de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (Teom). Les dépenses de fonctionnement sont estimées à 23 458 000 euros, contre des recettes de 26 704 000 euros, maintenant un écart positif fin 2025.
Parmi les projets d'investissement prévus figurent :
- Un bloc d'escalade pour un coût de 721 920 euros.
- La continuité du déploiement du schéma des mobilités, budgétée à 49 400 euros.
- La rénovation extérieure de la crèche de Saint-Quentin pour 401 500 euros.
- Des pistes DFCI (Défense des Forêts Contre l'Incendie) pour 463 686 euros.
- Une déchetterie à Garrigues pour 335 700 euros.
Une épargne brute en baisse et des défis à venir
L'épargne brute devrait diminuer fortement, atteignant 1 240 000 euros en 2026. Cette baisse s'explique par un double mouvement : le fonctionnement en année pleine d'équipements lourds, comme la piscine, et les effets des mesures nationales, notamment fiscales, qui devraient persister sur plusieurs années. Les charges prévisionnelles de personnel augmentent de 12,05 %, en grande partie due à l'exploitation complète de la piscine.
Fabrice Verdier, président de la CCPU, a conclu en rappelant que la situation financière reste saine, mais il a alerté sur les contraintes imposées par l'État. « Pour la première fois depuis que la CCPU existe, les recettes de dotations et impôts sont en légère diminution. On se retrouve un peu prisonnier des choix de l'État. Donc il faudra être dans les années à venir encore rigoureux », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d'une gestion prudente face à ces défis.



