Un conseil municipal de Pujols sous tension
La réunion du conseil municipal de Pujols, tenue jeudi soir, a été marquée par des débats animés concernant la désignation des délégués auprès de l'organisme départemental et la question des emprunts municipaux. Si les élus ont trouvé un terrain d'entente sur le montant des indemnités de fonction, les autres points à l'ordre du jour ont suscité l'opposition des conseillers siégeant face à la majorité.
Désignation des délégués : un climat qui s'envenime
Initialement, la désignation des élus aux différentes commissions communales s'était déroulée dans un climat constructif et courtois entre la majorité et l'opposition. Cependant, la représentation de la commune auprès du syndicat Territoire Énergie 47 (TE47) a rapidement envenimé la séance. Pierre Silva, au nom de l'opposition, a réclamé d'être l'un des deux délégués titulaires pour représenter Pujols auprès de ce syndicat, aux côtés de Christophe Couderc.
La candidature de Christophe Couderc a été contestée par l'opposition en raison de sa profession. En effet, il est salarié de la SEM Avergies, une émanation de TE47, ce qui a soulevé des questions sur d'éventuels conflits d'intérêts. Christophe Couderc a toutefois défendu sa position, affirmant : « Rien juridiquement ne s'oppose à mon élection », après avoir consulté la direction d'Avergies.
Le maire, Yvon Ventadoux, a rejeté la candidature de Pierre Silva mais lui a proposé un poste de suppléant. L'ancien adjoint au maire a finalement accepté cette proposition, tout en rappelant que lors du mandat précédent, il avait occupé ce poste au nom de la majorité de l'époque, aux côtés d'un élu de l'opposition d'alors.
Délégations et emprunts : un autre point de friction
Un autre sujet de discorde entre les deux blocs politiques a concerné les délégations accordées au maire par le conseil municipal. Le maire devra rendre compte de l'utilisation de ces prérogatives, notamment en ce qui concerne l'article 3, qui porte le plafond des emprunts réalisés par le maire de 300 000 à 500 000 euros. Ces emprunts sont destinés au financement des investissements prévus au budget communal.
Cette augmentation a été vivement contestée par l'opposition, qui y voit un élargissement des pouvoirs du maire sans contrôle suffisant. Les débats ont été intenses, reflétant les préoccupations des élus quant à la gestion financière de la commune.
Indemnités de fonction : un consensus inattendu
En revanche, les indemnités de fonction des élus n'ont fait l'objet d'aucune contestation. Les édiles ont adopté à l'unanimité l'hypothèse basse de ces rémunérations, établissant les montants suivants :
- 1 397 euros d'indemnité mensuelle pour le maire, Yvon Ventadoux
- 698 euros pour son premier adjoint, Cédric Da Silva
- 2 671 euros à partager entre les cinq autres adjoints
- 1 232 euros pour les six conseillers délégués
Cela représente une enveloppe totale de 6 000 euros par mois, un point sur lequel majorité et opposition se sont accordées sans difficulté, contrairement aux autres sujets abordés lors de cette séance mouvementée.



