Élisabeth Pichard, candidate déclarée pour la présidence de BHAP
Réélue maire de Cancon, Élisabeth Pichard se positionne comme la candidate favorite pour succéder à Auguste Florio à la tête de la communauté de communes Bastides en Haut-Agenais Périgord (BHAP). L'élection cruciale se déroulera le 9 avril, à moins que des considérations politiques ne viennent perturber ce scénario prévisible.
Une succession logique selon la charte de gouvernance
Le président sortant, Auguste Florio, qui s'apprête à passer la main, anticipe une transition en douceur. « Logiquement, cela devrait se passer comme ça. Beaucoup souhaitent que cela continue dans cet esprit », confie-t-il. Cette perspective s'appuie sur la charte de gouvernance révisée durant le mandat, qui établit les principes d'une présidence tournante entre les quatre anciens cantons.
Historiquement, la présidence de BHAP a connu plusieurs transitions :
- En 2013, Françoise Laborde (UDI) devient la première présidente
- Après les municipales de 2014, Laurence Rouchaud (DVD) lui succède
- En 2020, Auguste Florio (DVG) remporte l'élection face à Carole Roire (UMP)
Une revanche pour la maire de Cancon
Élisabeth Pichard, qui débute son deuxième mandat de maire de Cancon, avait échoué de justesse en 2020, ratant la présidence pour deux voix seulement. Surnommée « la reine » par certains détracteurs, elle semble aujourd'hui bien placée pour obtenir cette couronne communautaire.
Selon le principe de rotation, la présidence doit revenir à un représentant de l'ancien canton de Cancon ou de celui de Villeréal. Gilles Quelennec, nouveau maire du chef-lieu de canton, déclare : « C'est trop tôt pour moi », laissant le champ libre à Élisabeth Pichard.
Une candidature mesurée mais déterminée
La maire de Cancon confirme sa candidature tout en restant prudente : « Ce sont les bases de la charte. Mais ce sont les conseillers communautaires qui auront le dernier mot ». Elle met en avant plusieurs atouts :
- L'expérience d'un premier mandat municipal
- Une délégation à l'enfance, la petite enfance et la culture
- Une connaissance approfondie des compétences clés de BHAP
« Une gouvernance équilibrée, sans y mettre de connotation politique. On a très bien travaillé comme ça pendant les six dernières années », affirme-t-elle, défendant l'esprit de collaboration qui caractérise cette petite intercommunalité.
Un contexte politique évolutif
Malgré les déclarations d'apolitisme, la réalité semble plus nuancée. Eric Sarrazi, nouveau maire de Monflanquin, reconnaît : « C'est toujours politisé. Il ne faut pas se voiler la face ». Il plaide pour au moins deux candidatures afin de laisser un choix aux conseillers communautaires.
Parmi les élus qui ne briguent pas la présidence :
- Laurence Rouchaud, qui se concentre sur sa mairie de Castillonnès
- Jean-Marie Gary, maire de Monbahus, qui soutient ouvertement Élisabeth Pichard
Jean-Marie Gary explique son choix : « Je soutiens Élisabeth. Elle est légitime, elle connaît les rouages et a beaucoup travaillé ». Il pourrait devenir premier vice-président si cette configuration est acceptée par les autres élus.
Un scrutin déterminant pour l'avenir de BHAP
Avec près de la moitié des 63 conseillers communautaires nouvellement élus, cette élection représente un moment crucial pour la stabilité de l'intercommunalité. Jean-Marie Gary espère que la charte de gouvernance protégera BHAP des tensions qui agitent d'autres intercommunalités du département, notamment l'Agglomération agenaise.
La réponse définitive sera connue le 9 avril, date à laquelle les conseillers communautaires devront choisir entre continuité et renouvellement à la tête de cette communauté de communes au fonctionnement singulier.



