Municipales 2026 à Nîmes : les quartiers de garrigue font entendre leur voix
Alors que les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 approchent à grands pas, les comités de quartiers et les riverains des zones de garrigue nîmoises dressent un état des lieux précis de leurs préoccupations. Entre sécurité routière, accès aux services et préservation du patrimoine naturel, les attentes envers le futur maire sont nombreuses et variées.
Route d'Alès : sécurité et connectivité en question
Le quartier de la route d'Alès, autrefois terre de mazets, est aujourd'hui une zone résidentielle attractive en constante évolution. Myriam Ferrand, présidente du comité de quartier, se réjouit des travaux d'aménagement en cours sur cette artère, mais souligne des problématiques persistantes. "La vitesse excessive des véhicules nous préoccupe depuis longtemps, et l'absence de trottoirs en certains endroits reste inquiétante", explique-t-elle. Le dossier du chemin du Mas-de-Balan, concernant la sécurisation des cyclistes et l'impact d'un nouvel immeuble sur la circulation, fait également l'objet d'attention. Enfin, la fibre optique tarde à arriver dans certaines impasses, comme l'impasse de l'Écureuil, où des abonnés Orange attendent un raccordement depuis septembre 2025.
Russan : entre préservation naturelle et sécurité
Avec sa place de l'Ambiance et ses Terres de Rouvière, le quartier de Russan cultive l'esprit nîmois tout en préservant son patrimoine naturel. Les travaux du cadereau du chemin des Limites ont suscité des inquiétudes quant à la préservation des arbres du square Guiu, mais un dialogue constructif avec Nîmes-Métropole a permis de trouver des solutions. La sécurité routière constitue une préoccupation majeure, avec des vitesses excessives relevées aux abords du parc des Terres de Rouvière. Des écluses provisoires (chicanes) sont testées pour y remédier. Face aux vagues de cambriolages, le quartier a adhéré au dispositif Participation citoyenne, permettant une vigilance accrue grâce à des référents formés par la police.
La Gazelle : priorité à la sécurisation routière
Entre ville et garrigue, le quartier de la Gazelle réclame depuis des années la sécurisation de la route d'Uzès. "Nous demandons une zone 30, l'élargissement des trottoirs et des plateaux ralentisseurs près des commerces et des écoles", insiste le comité de quartier. Les parents d'élèves souhaitent également des aménagements dans les espaces de jeux, comme un portillon sécurisé et un nettoyage régulier. Le comité pointe aussi les incivilités, notamment les dépôts sauvages de déchets, et regrette un manque de concertation avec la Ville avant les travaux.
Les propositions des habitants pour améliorer le quotidien
Les riverains formulent des attentes concrètes pour la future municipalité. À Russan, Michel Portalez propose d'améliorer les transports en commun et de développer des alternatives comme des Tuk-Tuk électriques ou des parkings périphériques avec location de vélos. Thierry Deleuze suggère de renforcer la lutte contre les dépôts sauvages, notamment en installant des caméras et en augmentant les effectifs de la brigade verte.
À La Gazelle, Sylvie Delmas appelle à privilégier l'intérêt général et à renforcer le lien avec les comités de quartier. Claude Comparet insiste sur une gestion transparente de l'eau potable et sur la nécessité de contrôler les polluants éternels (PFAS).
Sur la route d'Alès, Jacques François réclame la création de trottoirs sécurisés sur toute la longueur de la voie, tandis que les commerçants comme Édouard et Fred Moral s'inquiètent de la disponibilité du stationnement pour leur clientèle face à la construction d'un nouvel immeuble.
Alors que les élections municipales de 2026 se profilent, les quartiers de garrigue nîmois attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations quotidiennes, allant de la sécurité routière à la qualité des services publics, en passant par la préservation de leur environnement unique.



