Municipales 2026 à Nîmes : les visions politiques pour la feria et la tauromachie
Alors que la feria de Pentecôte approche à grands pas, les candidats aux élections municipales de 2026 à Nîmes exposent leurs propositions concernant cet événement emblématique et la culture taurine. Ce jeudi 26 février, en mairie de Nîmes, les cartels de la feria de Pentecôte, prévue du 21 au 25 mai, seront présentés par la société Casas & Co, délégataire des arènes. Simon Casas, le responsable, a déjà annoncé le retour de Morante de la Puebla, suscitant l'anticipation des aficionados. Cette annonce offre une occasion idéale pour rappeler les positions des différents candidats sur ces sujets sensibles et traditionnels.
Les propositions de la gauche et du centre droit
Vincent Bouget, tête de liste de la gauche unie "Nîmes en commun", défend une approche populaire et associative de la feria. Il propose de rendre la feria aux Nîmoises et Nîmois en lui redonnant son aspect populaire et en promouvant l'accès libre aux bodegas. Son programme inclut la création d'une commission extra-municipale pour donner aux associations taurines un rôle consultatif renforcé dans la gestion des arènes. Bouget souhaite également une étude sur le mode de gestion des arènes et du nouveau corral, tout en soutenant la culture camarguaise.
Du côté du centre droit, Julien Plantier, leader de la liste "L'Avenir Nîmois", évoque dans son volet "offre culturelle enracinée et rayonnante" la défense et la transmission de la culture taurine. Il met l'accent sur les corridas et les traditions camarguaises, avec un soutien à la démarche d'inscription à l'Unesco, particulièrement en direction des jeunes. L'Avenir Nîmois propose également le rétablissement d'une commission taurine extra-municipale ouverte aux acteurs associatifs, visant à renforcer la participation locale.
Les approches de la droite et de l'extrême droite
Franck Proust, candidat de droite avec la liste "Tout Nîmes", aspire à une feria qui traverse le temps en revenant aux sources de la fête tout en ouvrant des horizons nouveaux et durables. Il propose la désignation d'un élu avec une délégation exclusive feria, l'arrivée massive de peñas, fanfares et bandas dans les rues, ainsi qu'une feria de familles sur Jean-Jaurès et une feria des enfants aux jardins de la Fontaine.
Julien Sanchez, de la liste "Fiers d'être Nîmois" (RN – UDR), veut faire perdurer les traditions et valoriser l'identité nîmoise. L'eurodéputé souhaite développer les activités taurines en dehors des arènes durant la feria, en proposant davantage de taureaux dans les rues, non seulement dans le centre-ville mais aussi dans les quartiers. Il met en avant le travail des manadiers et vise à progresser la place des courses camarguaises à Nîmes. Sanchez indique être en contact avec le délégataire Simon Casas pour travailler sur le cahier des charges une fois la DSP terminée, et annonce faciliter les projets des clubs taurins et leurs relations avec le délégataire.
La position de la gauche radicale
Pascal Dupretz, candidat de La France Insoumise, aborde la question de la mise à mort des taureaux avec prudence. Il souligne que "on ne prendra aucune décision de manière autoritaire" et propose que les habitants donnent leur avis, reconnaissant que certains Nîmois ne supportent pas la souffrance animale. Dupretz distingue corrida et autres cultures taurines, se déclarant favorable à la feria et à une ville festive, à condition que les animations se déroulent aussi dans les autres quartiers et pas seulement en centre-ville.
Ces propositions variées reflètent les enjeux complexes liés à la feria et à la tauromachie à Nîmes, mêlant tradition, culture populaire et considérations éthiques. Les électeurs auront à trancher lors des municipales de 2026, avec des programmes qui cherchent à équilibrer héritage et modernité dans cette ville au riche patrimoine taurin.



