Marie-Laure Faure, première femme maire de Marsac-sur-l'Isle, mise sur le collectif et la proximité
Marie-Laure Faure, première femme maire de Marsac-sur-l'Isle

Une nouvelle ère pour Marsac-sur-l'Isle avec Marie-Laure Faure

Pour la première fois en cinq ans, Marie-Laure Faure a manqué la session plénière du Département de la Dordogne, où elle siège dans l'opposition depuis 2021. La raison est simple : élue largement la veille à Marsac-sur-l'Isle avec 53% des voix au terme d'une quadrangulaire, elle avait son premier rendez-vous de « future maire » à la mairie avec Yannick Bidaud, cinq jours avant son installation officielle prévue le vendredi 27 mars.

Madame « le » maire, une fonction avant tout

Sur ses courriers officiels, elle sera madame « le » maire, et pas madame « la » maire. « On m'a posé la question, ça devait être tranché tout de suite. J'ai beau avoir MLF comme initiales, j'opte pour 'le', maire c'est d'abord une fonction », insiste l'édile. Mais qu'on ne s'y trompe pas, madame « le » maire, « pas antiféministe du tout », est fière d'être la première femme maire de Marsac-sur-l'Isle.

À bientôt 59 ans, Marie-Laure Faure, née Fargeot, tourne une nouvelle page de sa vie. Elle a choisi de cesser son activité d'autoentrepreneur pour se consacrer à plein temps à ses nouvelles fonctions. « Je serai maire à 100%, voire 200%. Quand je fais quelque chose, je ne le fais pas à moitié », déclare-t-elle avec conviction. Elle précise d'emblée : « La politique, ça n'est pas un plan de carrière ».

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Un parcours ancré dans le terroir et l'engagement local

Neuf ans plus tôt, à l'aube de ses 50 ans, cette comptable de métier s'était mise à son compte en se lançant dans l'événementiel, notamment en travaillant avec le chef périgourdin Philippe Mesuron, « un ami d'enfance ». C'est là qu'elle a commencé en parallèle à s'investir dans la commune de Marsac, où elle vit depuis trente ans.

Elle est entrée dans la municipalité sous le dernier mandat de Jean-Marie Rigaud (2014-2018), puis d'Alain Chastenet (2018-2020). Réélue conseillère municipale en 2020 dans la majorité de Yannick Bidaud, elle était passée dans l'opposition en janvier 2025, parce que « pas à l'aise » avec les méthodes de l'ancien édile.

Cataloguée comme étant de centre droit, en tant que binôme de Thierry Cipierre au Département, Marie-Laure Faure « ne veut surtout pas d'étiquette politique qui enferme ». « J'ai une sensibilité de centre droit, mais je ne me reconnais dans aucun parti », appuie-t-elle. Son moteur, « c'est le goût du terroir et de la vie en société ».

Une gouvernance axée sur la proximité et le collectif

Maire, elle entend bien garder un lien de proximité avec la population. « J'ai vu un reportage sur un maire du Val-d'Oise qui s'invite chez les habitants à l'apéro, il a appelé ça 'Adopte ton maire'. C'est une excellente idée, à mon avis plus efficace qu'une permanence. Je ferai ça mais, attention, sans alcool, je veux tenir tout le mandat », rigole Marie-Laure Faure.

« Élevée dans l'esprit rugby », elle s'appuie sur un collectif avec, comme pilier, Pascal Bergounioux, son premier adjoint. Femme de contact, elle mise sur cette dynamique collaborative pour mener à bien ses projets.

Des priorités claires pour redynamiser la commune

Ses priorités ? Faire que « Marsac devienne plus visible, le Marsac qu'on a connu il y a trente ans, et pas une cité-dortoir ». Son projet phare est la construction d'un nouveau pôle de santé (avec la pharmacie) sur un terrain neuf. Elle compte aussi « optimiser l'utilisation » du stade, en « priorisant les clubs qui n'ont rien », et s'attaquer à l'aménagement du bourg.

Avec son élection, Marie-Laure Faure incarne un renouveau pour Marsac-sur-l'Isle, alliant tradition et modernité, engagement personnel et vision collective, dans le but de redonner à la commune son attractivité et son dynamisme d'antan.

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