Jean-Claude Armand, maire de Saint-Jean-de-Cornies, tourne la page après douze ans
Jean-Claude Armand, maire de Saint-Jean-de-Cornies dans l'Hérault depuis 2014 et vice-président de la communauté de communes du grand pic Saint-Loup (CCGPSL), a pris la décision de ne pas briguer un troisième mandat aux prochaines élections municipales. Dans un entretien exclusif, il dévoile les raisons de ce choix, partage ses fiertés et exprime quelques regrets concernant des projets non aboutis.
Un départ motivé par l'âge et la nécessité du renouveau
"Repartir pour six ans, cela m'aurait amené à 80 ans", confie Jean-Claude Armand. "Je me rends compte que j'ai beaucoup moins d'énergie qu'auparavant, évidemment. J'ai également été, pendant deux mandats, vice-président de la CCGPSL, qui est une lourde charge. Il y a un moment pour s'arrêter."
Le maire insiste sur l'importance du renouvellement pour la dynamique communale : "Pour la commune, je pense qu'il est bien qu'on change : pour qu'elle reste en mouvement, il faut qu'il y ait aussi du mouvement au sein de son équipe." Il se félicite d'une passation de pouvoir organisée "dans le calme", avec quatre conseillers municipaux qui ne se représentent pas, dont un adjoint et le futur maire, un conseiller municipal expérimenté depuis deux mandats.
Un bilan mitigé : entre réalisations et projets inachevés
Interrogé sur son ressenti du mandat qui s'achève, Jean-Claude Armand souligne la complexité de la fonction : "Un mandat de six ans, c'est long mais c'est court en même temps. C'est long, parce qu'il faut gérer un conseil municipal, c'est de l'humain… Mais c'est court, parce qu'on a du mal, en six ans, à réaliser des projets jusqu'au bout." Il ajoute que c'est souvent seulement au cours du second mandat qu'un maire peut constater des accomplissements concrets.
Parmi les réalisations dont il est le plus fier, il cite :
- Le réaménagement de la cour de l'école.
- La réhabilitation de l'église, un projet longtemps reporté.
- De nombreux travaux de voirie qui ont amélioré les infrastructures locales.
Cependant, des regrets persistent. "Oui ! C'est l'état dans lequel on laisse la mairie", avoue-t-il. Un projet de remise en état n'a pas pu être mené à terme, laissant le bâtiment dans un état précaire : "Il n'y a pas eu un coup de peinture donné depuis 25 ans. L'hiver, il y fait froid et, l'été, il y fait très chaud !"
Un second regret concerne l'absence d'une salle communale plus spacieuse. "On avait repris l'idée de faire une salle communale plus grande que la salle des Cornouillers qui nous sert à tout, du mariage au ping-pong. C'est un lieu insuffisant pour le village. On n'a pas réussi…"
Une continuité assurée avec des orientations nouvelles
Malgré ces déceptions, Jean-Claude Armand se dit "très content de terminer son mandat dans ces conditions". Il anticipe une continuité de l'action municipale, tout en reconnaissant que les orientations pourraient différer de celles qu'il aurait prises. "Mais c'est tant mieux !", conclut-il, soulignant ainsi sa confiance dans la relève et l'avenir de Saint-Jean-de-Cornies.



