Lindsey Deary prend la tête de la communauté de communes de Lacq-Orthez
Sans surprise, le nouveau maire de Mourenx, Lindsey Deary, a été élu président de la communauté de communes de Lacq-Orthez, ce mardi 7 avril. Il a obtenu une large majorité de 84,21% des suffrages des élus présents, soit 80 voix sur 94, face au candidat du Rassemblement national (RN), Nicolas Cresson, qui a recueilli quatre voix. Le scrutin a également enregistré huit bulletins blancs et deux nuls.
Un bassin industriel au cœur de la gouvernance
Le bassin industriel de Lacq confirme son rôle central au sein de cette intercommunalité qui regroupe 60 communes, d'Orthez à Lacq. Le discours d'ouverture de la séance, prononcé par le doyen Lucien Prat, a rappelé l'histoire des pionniers de cette collectivité. C'est d'ailleurs à nouveau un maire de Mourenx qui succède à son prédécesseur, soulignant la continuité de la gouvernance locale. Après son élection magistrale à la mairie de Mourenx le 15 mars, Lindsey Deary consolide ainsi son influence régionale.
Les réactions des adversaires et les enjeux du mandat
Nicolas Cresson, seul élu du RN dans l'assemblée communautaire, a commenté son score : « Je note que tout le monde n'est pas forcément d'accord avec la politique qui sera menée par le nouvel exécutif ». Cependant, Lindsey Deary n'a pas mené de campagne sur un projet politique précis. Il a indiqué que le nouveau bureau devra « préciser la feuille de route de l'intercommunalité » dans les prochains jours. Pour lui, les priorités des six prochaines années doivent être fixées rapidement, avec un accent sur :
- L'identification et la stabilisation des ressources humaines et financières.
- La solidarité et l'équité financière entre les différentes parties du territoire.
- L'implication de chaque élu dans la prise de décision.
La composition du bureau et les questions de parité
La séance marathon, achevée à 2 heures du matin, a été marquée par la candidature surprise de Benjamin Moutet à la première vice-présidence, finalement retirée. Benjamin Moutet, maire d'Orthez, qui occupe la deuxième vice-présidence, a déclaré : « Je pense que si Orthez avait eu la première vice-présidence, cela aurait été un signal pour incarner la nouvelle dynamique proposée par Lindsey Deary ». Didier Rey, maire de Lacq, assume le rôle de premier vice-président, mettant son expérience au service des dossiers industriels.
Un déséquilibre notable concerne la parité : alors que les listes électorales respectaient la loi sur la parité, les femmes ne représentent que 28,42% de l'assemblée (27 élues sur 95). L'exécutif ne compte que deux vice-présidentes parmi quinze membres. Amandine Painset, maire de Bonnut et cinquième vice-présidente, a réagi : « Il faut interroger le président sur cette question. C'est lui qui a constitué son bureau ». Lindsey Deary a justifié ce choix en affirmant que tous les élus sont compétents et légitimes.
La liste des vice-présidents
Le bureau de la communauté de communes de Lacq-Orthez est composé de quinze vice-présidents :
- Didier Rey, maire de Lacq – Industrie
- Benjamin Moutet, maire d'Orthez – Mobilités et politiques publiques
- Jean-Marie Bergeret-Tercq, maire d'Artix – Économie et politiques foncières
- Yves Salanave-Péhé, maire de Monein – Finances
- Amandine Painset, maire de Bonnut – Ressources humaines
- Michel Labourdette, maire de Puyoô – Administration générale
- Vanessa Chailloux, conseillère municipale de Mont – Environnement et santé
- Michel Olivé, maire de Lucq-de-Béarn – Commerce
- Jean-Pierre Escouteloup, maire d'Arthez-de-Béarn – Bâtiments et sécurité
- Francis Larroque, maire de Loubieng – Voirie et espaces verts
- Régis Cassaroumé, maire de Mesplède – Déchets
- Guy Pemmartin, maire de Baigts-de-Béarn – Urbanisme et agriculture
- Franck Rolland, maire de Lagor – Marchés publics
- Francis Grinet, maire de Salespisse – Petite enfance et enseignement
- Claude Escofet, conseiller municipal de Pardies – Infrastructures
Le maire d'Orthez a exprimé sa confiance dans le nouveau président et sa volonté de renouveler la gouvernance, en évitant les oppositions du passé. « Je m'inscris avec lui dans cette volonté de ne pas retomber dans les oppositions du passé au sein même du bureau », a-t-il conclu.



