Laurence Ruffin, cheffe d'entreprise de l'ESS, élue première femme maire de Grenoble
Laurence Ruffin, première femme maire de Grenoble, élue

Laurence Ruffin, première femme maire de Grenoble, issue de l'économie sociale et solidaire

Pour son frère François, député de la Somme, elle est la « meilleure de la famille ». La cheffe d'entreprise Laurence Ruffin a été élue maire de Grenoble à la tête d'une coalition de gauche. Elle est la première femme à s'asseoir dans ce fauteuil, marquant une étape historique pour la ville.

Un parcours ancré dans l'économie sociale et solidaire

Diplômée en 2000 de la prestigieuse école de commerce Essec, elle a démarré sa carrière dans le conseil en stratégie et dans l'industrie avant de bifurquer en 2003 dans l'univers de l'économie sociale et solidaire (ESS). En 2022, elle a été élue vice-présidente de la Confédération Générale des Scop et des SCIC (Société coopérative d'intérêt collectif).

Elle explique promouvoir une « citoyenneté économique » basée sur le « partage du pouvoir, des richesses, l'émancipation et l'impact environnemental ». Depuis 2009, elle dirige Alma, une Société coopérative et participative (Scop), où les salariés sont les associés majoritaires. Elle a quitté courant 2025 la direction générale pour en rester présidente.

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Basée près du campus de Grenoble, la société est active dans l'édition de logiciels dédiés à l'industrie et au monde de la santé et emploie 186 personnes, dont une cinquantaine à l'étranger.

Une victoire électorale serrée et des projets ambitieux

Dimanche, elle a battu avec 56,59 % des suffrages Alain Carignon, lors des élections municipales. À la surprise générale, l'ancien maire (1983-1994) s'était hissé en tête au premier tour (27,04 % contre 26,33 % pour Mme Ruffin).

Un score serré qui l'a contrainte à conclure une alliance d'entre-deux-tours avec la liste LFI d'Allan Brunon et à se montrer plus offensive dans les ultimes jours de campagne en rappelant notamment aux Grenoblois les casseroles judiciaires de son rival.

Novice en politique, elle n'est affiliée à aucun parti politique. Mais sa candidature a reçu un appui discret du maire écologiste sortant Éric Piolle, qui avait annoncé de longue date qu'il s'en tiendrait à deux mandats.

Des engagements pour Grenoble

Celle qui fut championne de France de natation synchronisée par équipe UNSS en 1995 a évoqué une rivière Isère « baignable ». Mais également une « brigade municipale contre la vacance pour mettre en œuvre la réquisition » de locaux. Ou encore la gratuité des transports en commun le week-end.

Ces propositions s'inscrivent dans une vision de transformation sociale et environnementale pour la ville, alignée avec ses valeurs d'économie solidaire et de démocratie participative.

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