Une nouvelle ère pour Val de Garonne Agglomération
Une page s'est définitivement tournée ce jeudi 16 avril à l'Espace Expo de Marmande, où Jacques Bilirit a officiellement fait ses adieux après six années à la présidence de Val de Garonne Agglomération. Devant l'assemblée des élus des 43 communes du territoire, le départ du président sortant a ouvert la voie à une élection cruciale pour l'avenir de l'institution intercommunale.
Un duel serré entre deux figures politiques
Comme anticipé, deux candidats se sont présentés pour succéder à Jacques Bilirit. D'un côté, Joël Hocquelet, maire socialiste de Marmande, la ville-centre de l'agglomération. De l'autre, Gaëtan Malange, maire de Saint-Barthélemy-d'Agenais, qui cumule également les fonctions de président des Républicains du Lot-et-Garonne et de suppléant de la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat. Ce face-à-face a cristallisé les enjeux politiques locaux, opposant une vision socialiste à une approche de droite.
La victoire nette de Joël Hocquelet
Peu après 11 heures 20, les résultats ont été proclamés dans une atmosphère tendue. Joël Hocquelet a remporté les suffrages avec une avance confortable, obtenant 44 voix contre 33 pour son adversaire Gaëtan Malange. Cette victoire par 11 voix d'écart donne au nouveau président une légitimité solide pour piloter les destinées de l'agglomération.
Les premiers mots du président élu
Dans son discours d'acceptation, Joël Hocquelet a immédiatement cherché à apaiser les tensions et à rassembler. « Je ne suis pas inquiet sur les capacités à travailler ensemble pour l'Agglomération », a-t-il déclaré, reconnaissant explicitement les préoccupations des élus qui ne l'ont pas soutenu. « Je comprends qu'il y ait une crainte d'écrasement de la ville-centre. Je compte m'appuyer sur tout », a-t-il assuré, s'adressant directement aux 33 homologues qui ont voté pour son concurrent.
Les défis de la transition
Cette élection marque le début d'une nouvelle gouvernance pour Val de Garonne Agglomération. Joël Hocquelet hérite d'une institution après six ans de présidence de Jacques Bilirit, et devra concilier les intérêts parfois divergents des 43 communes membres. Son engagement à « s'appuyer sur tout » suggère une volonté d'inclusion, cruciale pour maintenir la cohésion territoriale. La manière dont il intégrera les communes ayant soutenu Gaëtan Malange sera particulièrement scrutée dans les mois à venir.



