Alors que la mobilisation apparaît massive dans le cortège parti de la place Albert-Ier à Montpellier, le préfet de l'Hérault, François-Xavier Lauch, a rappelé ce jeudi 18 septembre les dispositifs de sécurité en place et fait le point sur les actions des manifestants.
Blocages et actions en cours
Dans la matinée, plusieurs établissements ont été perturbés : blocage à la faculté de sciences, blocage partiel aux lycées Joffre et Clemenceau, et interruptions en cours à Jean-Monnet et Jules-Guesde. Une action menée par une quarantaine de cyclistes a également eu lieu au rond-point d'Alco, tandis qu'un blocage a été interrompu avec le concours de la gendarmerie au lycée René-Gosse de Clermont-l'Hérault.
Déploiement massif des forces de l'ordre
François-Xavier Lauch a détaillé l'imposant dispositif mis en place : deux véhicules blindés Centaure de la gendarmerie, deux compagnies de CRS, un escadron de gendarmerie mobile, ainsi que des moyens de reconnaissance aérienne, notamment un avion aperçu en survol au-dessus de la ville depuis ce matin.
« 350 policiers et gendarmes sont mobilisés à Montpellier, ainsi qu'une centaine de sapeurs-pompiers. 710 gendarmes sont prêts à être mobilisés dans le département », a ajouté le représentant de l'État.
Tolérance zéro pour les fauteurs de troubles
Le préfet a mis en garde les personnes qui commettraient des débordements : « Aucun trouble à l'ordre public ne sera toléré. Des instructions strictes ont été communiquées aux forces de l'ordre pour empêcher toute situation de blocage, intervenir après sommations et interpeller les fauteurs de troubles. Des contrôles sont opérés en amont des manifestations pour saisir le matériel susceptible d'être apporté par les fauteurs de troubles. »
Cette journée de grève s'inscrit dans un contexte de forte mobilisation sociale, avec près de 15 000 personnes ayant manifesté à Montpellier, selon les estimations.



