La commune met fin à son jumelage avec Dire Dawa en Éthiopie
Fin du jumelage avec Dire Dawa en Éthiopie

La commune rompt son partenariat avec la ville éthiopienne de Dire Dawa

Lors de la séance du conseil municipal du vendredi 3 avril, les élus ont acté la résiliation du jumelage liant la commune à la ville de Dire Dawa en Éthiopie. Cette décision a été votée avec deux voix contre et deux abstentions, marquant la fin d'un partenariat qui semblait manquer de fondements solides.

Des justifications centrées sur la disproportion et le manque d'adhésion

Le maire Bernard Crouzet a ouvert le débat en rappelant un principe fondamental des jumelages : « les villes jumelées doivent être de grandeur comparable ». Il a souligné que Dire Dawa compte environ 600 000 habitants, une taille bien supérieure à celle de la commune, ce qui rendait les échanges difficiles et peu équilibrés.

Jean-Louis Picard, quatrième adjoint, a ensuite pris la parole pour appuyer cette position. Il a évoqué les conditions de la signature initiale, qui n'avaient pas permis une réelle adhésion de la population. « Une seule réunion, en juin 2025, avait réuni 18 personnes », a-t-il précisé, illustrant le faible intérêt local pour ce partenariat.

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Des incohérences multiples pointées du doigt

L'élu a listé plusieurs obstacles qui ont conduit à cette résiliation :

  • Le manque de cohésion entre les deux villes
  • L'éloignement géographique important
  • La barrière de la langue
  • L'absence d'intérêts communs tangibles

Malgré cette décision, Jean-Louis Picard a tenu à rassurer en indiquant que l'Association buguoise culturelle et éducative Horizon des jumelages (ABCE) ne serait pas impactée. Cette structure pourra continuer ses activités indépendamment de la rupture du jumelage officiel.

Une opposition surprise par l'empressement de la décision

Avant le vote, Jean-Luc Coudeyrat, élu d'opposition, a exprimé son étonnement. « Je ne vous cache pas mon étonnement quant à l'empressement de cette décision », a-t-il déclaré. Il s'est également interrogé sur la poursuite des échanges scolaires et avec l'ABCE, ce à quoi Jean-Louis Picard a répondu favorablement, assurant que ces collaborations pourraient se maintenir.

Autres décisions importantes du conseil municipal

La séance du 3 avril a également été l'occasion de plusieurs autres délibérations :

  1. Le vote à l'unanimité des 29 compétences incombant au maire selon le Code général des collectivités territoriales
  2. La nomination de référents pour la Sécurité routière (Roger Nguyen), la défense (Bernard Crouzet), le comité communal des feux de forêt (Roger Nguyen, Thierry Rouchy, Jean-Luc Coudeyrat) et le comité d'action sociale (Jean Tournié)
  3. La fixation des indemnités de fonction, avec la renonciation de Jean-Louis Picard à la sienne
  4. La signature d'un contrat avec la société Xefi informatique pour faire face aux risques de piratage informatique
  5. La préparation d'une convention avec l'association Point-Org pour le festival BriKaBrak

Une mauvaise nouvelle pour clôturer la séance

La réunion s'est terminée sur une annonce préoccupante : la fermeture d'une classe de maternelle à la rentrée prochaine. Cette décision, bien que distincte de la question du jumelage, ajoute une dimension sociale aux préoccupations municipales, rappelant les défis auxquels la commune doit faire face dans divers domaines.

Cette séance du conseil municipal aura donc été marquée par une décision symbolique forte avec la fin du jumelage avec Dire Dawa, mais aussi par des mesures pratiques visant à organiser la vie locale et à anticiper les risques, tout en devant gérer des contraintes budgétaires comme la fermeture de classe.

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