Une infographie publiée dans notre édition papier du jeudi 26 février contenait une erreur significative concernant la dette de la commune de Mauléon-Licharre. Cette méprise a été rapidement identifiée et corrigée par le candidat abertzale Beñat Elkegaray, qui a fait de la question de la dette un axe central de sa campagne municipale.
Les chiffres officiels rectifient l'erreur
Selon les données disponibles sur le site Internet impots.gouv.fr, qui propose une rubrique dédiée à la consultation des comptes des collectivités locales, la capacité de désendettement de Mauléon-Licharre pour l'exercice 2024 s'établit à 21,7 années. Ce chiffre contredit formellement la valeur de 13,4 années initialement indiquée dans nos colonnes.
L'intervention du candidat abertzale
Beñat Elkegaray a personnellement attiré l'attention sur cette divergence. Le candidat a rappelé la méthodologie de calcul de la capacité de désendettement, qui correspond au ratio entre la dette totale et la capacité d'autofinancement de la collectivité. Cette dernière représente l'excédent généré par la section de fonctionnement du budget communal.
Un indicateur financier crucial
La capacité de désendettement est un indicateur financier essentiel pour évaluer la santé économique d'une commune. Elle mesure le temps théorique nécessaire pour rembourser l'intégralité de la dette, en supposant que l'ensemble de la capacité d'autofinancement y soit consacré chaque année.
Seuils de vigilance dépassés
Il est important de noter que, selon les seuils de vigilance établis par les autorités financières, une capacité de désendettement excédant 15 années est considérée comme située en zone de danger. Le chiffre corrigé de 21,7 années pour Mauléon-Licharre place donc la commune bien au-delà de ce seuil critique, soulignant des préoccupations financières accrues.
Implications pour la campagne municipale
Cette correction intervient dans un contexte électoral tendu, où la gestion de la dette publique locale est devenue un enjeu majeur du débat politique. Beñat Elkegaray utilise cette révélation pour renforcer son discours sur la nécessité d'une gouvernance financière plus rigoureuse et transparente.
L'erreur initiale, bien que regrettable, a permis de mettre en lumière l'importance d'une vérification minutieuse des données financières communales. Elle rappelle également le rôle actif que peuvent jouer les candidats et la société civile dans le contrôle de l'information publique.



