Dolus-d’Oléron : le maire justifie la majoration de ses indemnités après le vote de l’opposition
À Dolus-d’Oléron, une polémique a éclaté lors du conseil municipal du 27 mars, après que quatre élus de l’opposition, issus de la liste de Nicolas Sinodinos, ont voté contre la majoration des indemnités du maire, Thibault Brechkoff, et de ses six adjoints. L’édile a pris la parole pour s’expliquer sur cette décision, mettant en avant le statut de station balnéaire de la commune.
Une enveloppe globale et une majoration spécifique
Thibault Brechkoff a détaillé le mécanisme des indemnités : « Nous disposons d’une enveloppe globale, liée au nombre d’habitants. Notre commune correspond aux communes de 9 000 habitants, l’enveloppe allouée est donc d’environ 7 500 euros. Mais nous pouvons prétendre à une majoration liée à notre qualité de station balnéaire. » C’est précisément cette majoration qui a été contestée par une partie de l’opposition lors de la séance.
Une décision reportée depuis 2020
Le maire a rappelé qu’en 2020, il avait déjà la possibilité de majorer les indemnités, mais qu’il avait choisi de ne pas le faire : « J’ai en effet estimé qu’il fallait d’abord faire ses preuves. Mes indemnités étaient donc de 1 514 euros nets mensuels. J’entame ma seconde mandature, et j’ai souhaité faire valoir cette majoration à laquelle nous avons droit. » Il a souligné que cette majoration est votée depuis 2020 dans d’autres communes oléronaises, telles que Saint-Georges, Saint-Pierre et Le Château-d’Oléron.
Les conséquences financières
Grâce à cette majoration, l’indemnité du maire de Dolus-d’Oléron passe désormais à 2 400 euros nets mensuels, contre 1 514 euros auparavant. Cette augmentation s’applique également aux indemnités des six adjoints, bien que les montants exacts n’aient pas été précisés dans les déclarations. Thibault Brechkoff insiste sur le fait que cette mesure est légale et justifiée par le statut touristique de la commune, qui engendre des responsabilités accrues pour les élus locaux.
Le débat a mis en lumière les tensions au sein du conseil municipal, où l’opposition critique cette hausse en période de contraintes budgétaires, tandis que la majorité défend son droit à une rémunération adaptée aux spécificités de la station balnéaire. La situation reste suivie de près par les habitants, attentifs à la gestion des finances publiques locales.



