Un conseil municipal sous tension
La séance du conseil municipal de mardi soir a été particulièrement animée, marquée par des échanges vifs entre la majorité et l'opposition. Les principaux points de friction ont concerné la rédaction des comptes-verbaux des séances précédentes et la révision des indemnités du maire et de ses adjoints.
Hommage et désaccords sur les procès-verbaux
La séance a débuté par un moment solennel, avec le maire Philippe Maurin invitant élus et public à observer une minute de silence en mémoire de Nadine Céotto, sa première adjointe lors du mandat précédent, dont les obsèques s'étaient déroulées dans l'après-midi même.
Le débat s'est ensuite rapidement envenimé lors de l'examen des procès-verbaux des séances du 19 décembre 2025 et du 21 mars dernier. Marie Boudet, au nom de son groupe d'opposition, a annoncé qu'elle ne voterait pas le premier procès-verbal, son groupe ne siégeant pas encore à cette date. Concernant celui du 21 mars, elle a également refusé son approbation, le jugeant incomplet.
"J'avais enregistré tous les échanges et certains n'ont pas été consignés au procès-verbal", a-t-elle précisé. Le maire Philippe Maurin a immédiatement répliqué en rappelant que "l'enregistrement des débats n'est pas autorisé sans délibération préalable et que les procès-verbaux ne retracent pas les propos in extenso".
Clarifications sur les délais d'information
Le maire a profité de cette séance pour répondre à des critiques circulant sur les réseaux sociaux concernant les délais de communication de l'ordre du jour aux conseillers municipaux et l'absence de notes de présentation des projets de délibération.
Il a rappelé avec précision que la commune compte 1 509 habitants, ce qui implique un délai d'information de trois jours (et non de cinq comme pour les communes de plus de 3 500 habitants). De même, les notes de présentation ne sont exigées que pour les communes dépassant ce seuil démographique.
"Dans le cas présent, il s'agissait de désigner des candidatures, le niveau de l'information différant selon la difficulté des sujets", a-t-il souligné.
Un sujet sensible : les indemnités des élus
Le point le plus controversé de la soirée a concerné la révision des indemnités du maire et des adjoints. Philippe Maurin a présenté les nouveaux taux applicables pour la strate démographique de la commune :
- L'indemnité du maire est portée à 55,7% de l'indice terminal de la fonction publique
- Les adjoints bénéficient de 21,38% dans la limite de cinq élus
Le maire a cependant proposé une modulation de ces taux :
- Limiter son indemnité à 54%
- Répartir l'enveloppe restante entre :
- Deux adjoints indemnisés à 20%
- Deux conseillers délégués à 20%
- Quatre conseillers délégués à 10%
Malgré cette proposition d'ajustement, l'opposition a voté contre cette répartition, marquant une nouvelle divergence significative avec la majorité municipale.
Cette séance a ainsi mis en lumière les tensions persistantes au sein du conseil municipal, avec des désaccords fondamentaux sur la transparence des débats et la rémunération des élus locaux.



