Une séance municipale écourtée dans l'Hérault après des allégations judiciaires
Le conseil municipal de Saint-Clément-de-Rivière, dans l'Hérault, a connu une séance particulièrement brève et tendue mercredi 25 février. Réunis à 19 heures, les élus ont vu la réunion levée après seulement neuf minutes, un temps record qui souligne les tensions politiques locales.
La démission d'un adjoint et ses accusations au cœur du conflit
Cette interruption soudaine fait suite à la démission de Grégory Molter, l'adjoint à la culture, notifiée le 21 janvier dernier. Dans un courriel adressé aux membres du conseil, l'ancien élu a indiqué avoir saisi le procureur de la République pour des soupçons de prise illégale d'intérêts. Il demandait expressément que son texte soit lu en séance publique et annexé au procès-verbal officiel.
Le maire a catégoriquement refusé cette demande, estimant que les documents produits établissaient uniquement la démarche judiciaire engagée, mais non la réalité des faits allégués. Invoquant fermement le principe de présomption d'innocence, il a précisé qu'il ne pouvait pas relayer publiquement des imputations pénales qui n'ont pas été établies par la justice.
Les explications du maire et l'absence de débat
Le premier magistrat est également revenu sur les éléments évoqués par l'ancien adjoint. Il a rappelé qu'un arrêté de déport avait été pris le 5 novembre 2025 et qu'un avis juridique indépendant concluait à l'absence de risque pénal dans cette affaire. Aucun débat n'a suivi ces déclarations, et la séance a été immédiatement ajournée, laissant les questions en suspens.
Cette situation illustre les difficultés rencontrées par les collectivités locales lorsqu'elles sont confrontées à des accusations internes non vérifiées. La rapidité avec laquelle le conseil a été levé montre également la volonté de l'exécutif municipal de ne pas alimenter une polémique publique sur des bases judiciaires non consolidées.



