Le Conseil communautaire du Périgord nontronnais (CCPN) s'est réuni lundi 20 avril à la salle des fêtes de Nontron, attirant plus de 40 personnes dans le public, en plus des élus. En ouverture, le nouveau président, Christian Michalak, a donné le ton du mandat. Il a annoncé vouloir revoir certaines dépenses : « On va passer les crédits au crible », visant notamment les subventions versées à plusieurs organismes, dont le Parc naturel régional (PNR) Périgord-Limousin ou encore le Pays Périgord vert. Il a également dressé un constat alarmant sur le territoire : « Le Nontronnais va bientôt devenir un grand Ehpad entouré de sangliers et de cerfs », appelant à renforcer l’économie, l’urbanisme et l’attractivité.
Élections et indemnités
La séance s’est poursuivie avec l’élection de plusieurs délégués : Laurent Kujacz aux sports, Jean-Michel Gourdeau aux finances, Sylvain Gallou à la culture et Didier Pagès à l’urbanisme. Sylvie Gouraud a également été élue au bureau. Les indemnités ont ensuite été fixées : le président percevra environ 1 400 euros bruts par mois, les vice-présidents près de 750 euros.
Compétences élargies pour le président
Parmi les dossiers structurants, le Conseil a adopté une délibération confiant au président un large champ de compétences pour la gestion courante, notamment en matière de marchés publics, de conventions ou de demandes de subventions, dans le cadre fixé par le Code général des collectivités territoriales. Au fond de la salle, un public attentif a suivi les échanges tout au long de la séance.
Harmonisation de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères : des critiques
Le point le plus débattu a concerné l’harmonisation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Le taux unique de 15,48 % pour 2026, adopté (31 pour, deux contre et 11 abstentions), vise à uniformiser la contribution des habitants. Cette mesure entraînera une baisse de tarification pour la population des localités les plus peuplées, notamment Nontron, et une hausse pour les personnes des communes les moins peuplées. Ce dossier a suscité des critiques, certains élus et administrés jugeant injuste que des villages où la collecte est moins fréquente - une fois par semaine dans les moins peuplées contre deux à trois fois dans les plus peuplées - paient un niveau comparable.



