Un chauffeur prénommé Nasim Mimum demande de l'aide au roi Charles III concernant une affaire avec le vice-Premier ministre britannique David Lammy. Le quadragénaire réclame le règlement d'une course impayée de 1 550 euros de la part de David Lammy et son épouse.
Une course de 2 000 kilomètres impayée
Le 3 novembre dernier, Nasim Mimum s'est retrouvé à la barre du tribunal de Bonneville, en Haute-Savoie, soupçonné d'avoir volé les bagages de David Lammy, vice-Premier ministre britannique, et de son épouse, qu'il transportait entre l'Italie et la Haute-Savoie. Une course d'environ 2 000 kilomètres pour un tarif de 1 550 euros.
Des accusations de vol et une demande d'intervention royale
M. Mimum déclare que David Lammy « refuse de le payer » et hurle en anglais « putain de Français ». Pris de peur, le chauffeur de 40 ans redémarre avec les bagages de ses clients dans le coffre. Relaxé par le tribunal, il en appelle directement au roi Charles pour que le montant de la course soit réglé. « Votre Majesté, je vous demande d'intervenir et de procéder à mon règlement. Le ministre ne m'a jamais payé le moindre centime d'euros sur les trois jours de transfert », déclare-t-il au micro de nos confrères avant de rajouter qu'il en est de « l'honneur de l'Angleterre ».
L'Association des Taxis Radios Avignonnais se désolidarise
L'Association de Taxis Radios Avignonnais précise que « le chauffeur concerné par cette affaire n'est aucunement titulaire d'une autorisation de stationnement (licence de taxi) délivré par l'autorité préfectorale compétente pour l'exercice de l'activité de taxi sur la commune d'Avignon. Les taxis avignonnais membres de l'Association des Taxis Radio Avignonnais, qui exercent leur métier avec professionnalisme et intégrité depuis des décennies, se sont retrouvés associés malgré eux à une affaire judiciaire médiatisée internationalement, impliquant un membre du gouvernement britannique, des accusations de vol et d'éventuels faits de violence. Cette situation a pu entraîner une méfiance à l'égard de leurs services, certains clients exprimant explicitement leurs réserves suite à “l'affaire du taxi avignonnais et du ministre britannique”. Les adhérents, qui n'ont strictement aucun lien avec cette affaire, ont subi un sentiment d'injustice profond face à cette association involontaire. »



