La tête de liste battue lors des récentes élections municipales à Saint-Palais, Mayie Daguerre, a tenu à clarifier sa position concernant la polémique autour de l'écharpe tricolore. Le nouveau maire, Pettan Ayçaguer, n'a pas arboré ce symbole républicain lors de son installation le vendredi 20 mars, ce qui a suscité des réactions dans la commune.
Une tradition non respectée
Mayie Daguerre souligne que la remise de l'écharpe tricolore n'est pas une initiative personnelle. « Elle est traditionnellement effectuée par le maire sortant ou, en son absence, par le doyen de l'assemblée. Je n'avais donc ni à la remettre, ni à en décider les modalités », explique-t-elle. Elle ajoute que laisser entendre le contraire relève « au mieux d'une approximation, au pire d'une volonté de travestir la réalité ».
Pour rappel, Pettan Ayçaguer n'a pas ceint l'écharpe lors de son élection par le Conseil municipal. Une entorse à la tradition, mais pas à la loi, car le Code général des collectivités territoriales n'impose pas cette obligation. Toutefois, ce geste a été interprété comme un signe de tension après une campagne électorale difficile.
Les explications du maire contestées
Pettan Ayçaguer avait justifié son choix en déclarant qu'il ne souhaitait pas « imposer à Mayie Daguerre de la lui passer autour des épaules », en raison de l'ambiance tendue de la campagne. Ces propos ont irrité Mayie Daguerre, qui estime que le protocole républicain doit être respecté. « Le respect du protocole n'est pas un détail. Il constitue le socle du fonctionnement républicain et ne saurait être instrumentalisé à des fins polémiques », insiste-t-elle.
Mayie Daguerre précise qu'elle n'a été consultée à aucun moment. « Personne ne m'a consultée. Et c'était de toute façon au maire sortant de remettre l'écharpe. Chacun doit assumer ses responsabilités », ajoute-t-elle.
Un sujet désormais clos
Pour Mayie Daguerre, cette affaire est désormais close. « Notre équipe est pleinement engagée à défendre, avec détermination, les projets de notre programme et à répondre aux attentes concrètes des habitants, loin des polémiques stériles », déclare-t-elle. La polémique aura néanmoins occupé le champ politique local pendant plusieurs jours. Désormais, les Saint-Palaisiens espèrent un débat d'idées plus constructif pour l'avenir de leur commune.



