Béziers : Démission, indemnités et fiscalité au cœur du premier conseil municipal
Béziers : Démission et indemnités des élus en débat

Le premier conseil municipal de Béziers sous Robert Ménard fait le point sur les changements et les finances

Ce mardi 31 mars, le conseil municipal de Béziers s'est réuni à l'hôtel de Ville pour lancer le troisième mandat de Robert Ménard. Cette séance inaugurale a permis de répondre à plusieurs questions cruciales concernant la gouvernance locale, les indemnités des élus et les décisions fiscales, avec des débats animés entre la majorité et l'opposition.

Les conséquences de la démission de Bénédicte Firmin

La démission de Bénédicte Firmin, adjointe de Robert Ménard, a été évoquée brièvement en début de séance. Elle entraîne l'entrée de Gilles Rizzoli, 47e sur la liste, en tant que simple conseiller municipal. Parallèlement, Laetitia Lafare devient adjointe à la tranquillité publique, à la médiation et au centre police jeunes. Georgia de Saint-Pierre, déjà 7e adjointe chargée de la solidarité, récupère la lutte contre la pauvreté, précédemment attribuée à Bénédicte Firmin. Ces changements seront officialisés lors du prochain conseil municipal prévu le mardi 21 avril.

Les indemnités des élus et les questions de transparence

Le montant des indemnités des élus a été communiqué de manière transparente lors du conseil. Robert Ménard percevra 5 538 € brut par mois, ses adjoints 1 255,50 € brut, les conseillers délégués à compétences élargies 617,50 € brut et les conseillers délégués 400,36 €. Une question a été soulevée concernant Jérémie Vidal, adjoint chargé de l'environnement, qui ne touchera pas d'indemnités. Robert Ménard a répondu succinctement : "Il l'a demandé, pour des raisons personnelles", sans fournir plus de détails.

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Les décisions fiscales et les tensions politiques

Parmi les premières décisions importantes, le conseil municipal a validé le maintien des taux communaux d'imposition pour 2026, concernant la taxe foncière sur les propriétés bâties, non bâties et la taxe d'habitation. Dans l'opposition, les élus de Rassembler Béziers ont voté contre, tandis que Thierry Antoine a voté pour. Thierry Mathieu a justifié son opposition en déclarant : "Une décroissance de ces taux doit être amorcée pour donner de l'oxygène aux propriétaires". Robert Ménard a rétorqué que cette proposition relevait "de la démagogie".

Les débats sur les conseils de quartier et la dynamisation du centre-ville

La création de conseils de quartier, imposée par la loi, a suscité des échanges animés. Robert Ménard a qualifié cette mesure de "stupidité", arguant que les comités existants fonctionnaient bien. Il a proposé de les coordonner avec les nouveaux conseils. Thierry Mathieu et ses colistiers ont voté contre, critiquant la composition des conseils et les pouvoirs de désignation du maire. Robert Ménard a ironisé : "C'est terrible pour vous, mais c'est moi le maire, et c'est le maire qui décide, vous avez été battu". Les tensions ont également porté sur la dynamisation du centre-ville, avec des accusations mutuelles entre Thierry Mathieu et Robert Ménard concernant le taux de vacance des commerces et le recrutement d'un nouveau manager de centre-ville.

Ce conseil municipal a ainsi mis en lumière les défis de la nouvelle mandature, entre gestion administrative et conflits politiques, avec des perspectives de discussions intenses lors des prochaines séances.

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