Un conseil municipal tendu pour le lancement du budget 2026
Le conseil municipal s'est réuni mercredi 15 avril pour lancer le débat d'orientation budgétaire de l'année 2026. Cette séance, qui devait marquer le début des discussions financières, a rapidement pris un tour animé, mettant en lumière des tensions persistantes entre la majorité et l'opposition.
Un échange vif sur la procédure des amendements
Dès l'ouverture des débats, un échange soutenu et passionné a éclaté entre la conseillère d'opposition Anne Charry et le maire Philippe Barraud. Le litige portait sur deux amendements proposés par le groupe d'opposition. Philippe Barraud a exigé que ces amendements soient déposés quarante-huit heures avant la séance, conformément à une procédure qu'il estime nécessaire.
Anne Charry a vigoureusement contesté cette demande, affirmant avec assurance : « Les questions orales doivent être déposées 48 heures avant, les amendements le sont avant le conseil ». Pendant près de dix minutes, la discussion est restée vive, la conseillère d'opposition se montrant particulièrement sûre d'elle sur le plan légal, défendant le droit de son groupe à présenter ses propositions dans les délais qu'elle juge appropriés.
La révélation troublante de la disparition de données
Après deux observations techniques formulées par l'opposition concernant le rapport du précédent conseil, Patricia Ostins, l'adjointe aux finances, a pris la parole. Elle a entamé une longue explication d'environ vingt-cinq minutes, parcourant l'économie internationale, européenne, nationale et enfin communale pour contextualiser le budget.
Elle a détaillé la section fonctionnement puis celle de l'investissement, mais a révélé un problème majeur : des données essentielles avaient disparu, rendant complexe la fourniture de chiffres exacts. « Tout sera sans doute précisé lors du vote du budget à la fin du mois », a-t-elle tempéré, tout en insistant sur l'engagement de la municipalité à « reprendre les crédits ouverts nécessaires pour les dépenses indispensables, à savoir les travaux des écoles, l'insonorisation du réfectoire ».
Les réactions de l'opposition et une proposition d'apaisement
Face à ces révélations, Anne Charry a réagi avec une certaine compréhension, tout en restant ferme : « Nous comprenons les difficultés dues à la disparition de données. À ce sujet, une plainte sera-t-elle déposée ? Nous allons voter un budget qui n'est pas le vôtre mais nous avons pris note de votre intention d'apporter des modifications de budget en juin ». Elle a également exprimé son souhait de voir une réduction des dépenses de fonctionnement, soulignant la nécessité d'une gestion rigoureuse des deniers publics.
Dans un souci d'apaisement, Philippe Barraud a finalement proposé l'amendement de l'opposition visant à réduire les taux d'imposition. Cependant, il a précisé que ces taux resteraient identiques pour la fonction de maire, marquant une concession limitée mais symbolique dans ce climat de tensions.
Cette séance a ainsi mis en évidence les défis de la gouvernance locale, entre procédures contestées, problèmes techniques inattendus et recherche d'un équilibre entre exigences démocratiques et contraintes administratives.



